Produits laitiers

25 mars 2011 09:34; Act: 25.03.2011 09:38 Print

Pas de grumeaux chez Emmi

Emmi a dégagé l'an dernier un bénéfice net en croissance de 14,3% par rapport à 2009, à 86,1 millions de francs.

Une faute?

Le groupe lucernois, qui occupe la place de leader des produits laitiers en Suisse, estime avoir réalisé un exercice supérieur à ses attentes.

Le chiffre d'affaires, publié début février déjà, a progressé plus modestement, soit de 2,5% à 2,684 milliards de francs. Au niveau opérationnel, le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) a pour sa part augmenté de près d'un quart ( 24,5%) à 135,8 millions, a indiqué vendredi Emmi.


Croissance à l'étranger

L'amélioration de la rentabilité s'explique par l'apport des récentes acquisitions, par les avancées «réjouissantes» à l'étranger ainsi que par une gestion rigoureuse des coûts. Une situation qui démontre la solidité du groupe, s'est plu à relever Urs Riedener, patron d'Emmi, devant la presse à Lucerne.

Les ventes hors du marché indigène se sont accrues de 8,4% ( 9,4% en monnaies locales), pour s'inscrire à 731,8 millions de francs. Les impulsions sont venues des Etats-Unis (Emmi Roth) et d'Italie (Trentinalatte). Les activités internationales constituent 27,3% du chiffre d'affaires total, dont les deux tiers en Europe.


Stabilité en Suisse

En Suisse, le chiffre d'affaires présente une évolution contenue à 0,4%, à 1,952 milliard de francs, et de -1,5% corrigé des acquisitions. Nombre de marques ont connu un développement favorable. Mais le phénomène a été freiné par la baisse des cours du lait et par la perte d'un important client en 2009 déjà.

En volume, Emmi a transformé davantage de lait suisse en 2010: 873 millions de kg, soit 39 millions en plus en l'espace d'un an. Le groupe de Suisse centrale achète sa matière première auprès de quelque 6500 producteurs à travers le pays.


Optimisme de mise

Concernant l'exercice 2011, Emmi table sur une hausse des ventes comprise entre 3 et 5%. Une nouvelle fois, la croissance sera plus vive à l'étranger qu'en Suisse, avec des taux attendus entre 10 et 15% à l'international et entre 0 et 3% sur le marché indigène.

Au niveau opérationnel, le résultat (niveau EBIT) devrait s'inscrire entre 120 et 140 millions de francs. La marge mettant en lien le bénéfice net avec le chiffre d'affaires du groupe est escomptée aux alentours de 3%, après 3,2% l'an passé et 2,9% en 2009.


Des défis

Des défis se posent, à commencer par l'impact de la hausse du prix de matières premières comme le café, les fruits et les céréales. Ensuite, la force du franc continuera d'exercer une pression déjà ressentie en 2010. Enfin, le prix indicatif du lait destiné à l'industrie sera relevé de 3 centimes.

Les actionnaires peuvent de leur côté se montrer satisfaits. Le dividende qui leur est proposé ressort en augmentation de 40 centimes par action nominative à 3,40 francs.

(ats)