Crise en Libye

25 mars 2011 20:16; Act: 25.03.2011 20:22 Print

Tamoil anticipe un arrêt de maintenance

La raffinerie Tamoil de Collombey (VS) subit les premières conséquences de la situation en Libye.

storybild

«Les marges ne raffinage ne sont pas du tout intéressantes» en raison des cours élevés de brut, selon Tamoil. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

En raison de marges «inintéressantes», la raffinerie de Collombey (VS) va anticiper un arrêt de maintenance de plusieurs semaines en avril au lieu de juin. Et BP et Shell ont cessé de s'approvisionner chez elle dans l'attente d'une clarification juridique.

«Les marges ne raffinage ne sont pas du tout intéressantes» en raison des cours élevés de brut, a indiqué vendredi soir l'ATS le porte-parole de Tamoil Suisse, Laurent Paoliello, confirmant une information de la Télévision suisse romande (TSR).

Conséquence, la raffinerie va s'arrêter «pour environ trois à cinq semaines» pour des travaux de maintenance. Ces travaux étaient prévus pour juin et le personnel n'est pas touché, a aussi dit le porte-parole.

Par ailleurs, BP et Shell, deux parmi la dizaine de «gros clients» de la raffinerie, ont cessé de s'approvisionner à Collombey. Ils demandent une clarification juridique sur la situation de Tamoil par rapport aux sanctions internationales et suisses contre la Libye.

Mesure prise par le SECO

L'entreprise pétrolière Tamoil Suisse n'est pas directement visée par les sanctions contre les dirigeants libyens et leurs proches. Elle n'est qu'indirectement liée à la Libye. Son capital-actions est contrôlé à 100% par Tamoil Group, une personne morale sise à Monaco. Tamoil Group dépend d'Oilinvest, un groupe aux Pays-Bas qui est lui-même contrôlé par Libyan Investment Authority.

Le Conseil fédéral avait annoncé récemment ne pas avoir pris de mesure explicite envers la compagnie pétrolière dont le siège est à Genève.

Tamoil Suisse a transmis à BP et Shell les garanties données dans une lettre par le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) sur le caractère suisse de l'entreprise et sur le fait qu'elle n'avait pas à faire l'objet de restrictions, a précisé M. Paoiello. Il s'attend à ce que ces deux clients doivent consulter leurs directions internationales avant de se réapprovisionner à Collombey.

(ats)