Rémunération

06 mars 2011 11:24; Act: 07.03.2011 07:58 Print

Un bonus de 31 millions pour Grübel

En plus de son salaire de 3 millions de francs par an, le CEO de l’UBS encaissera un bonus de 30 millions en mai.

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Depuis 2009, Oswald Grübel avait renoncé à un bonus annuel. Cette année, son paquet d'options lui rapporteront plus de 30 millions de francs. (Photo: Keystone)

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Depuis qu’il a été engagé par la grande banque suisse en 2009, Oswald Grübel a toujours renoncé à un bonus. Il se contentait sagement d’encaisser 3 millions de francs de salaire, ce qui laissait supposer que le CEO était plus «vertueux» que ses prédécesseurs. Or, il n’en est rien, comme le révèle «Der Sonntag». En mai de cette année, Grübel aura le droit de transformer son paquet d’options en monnaie sonnante et trébuchante. Comment est-ce possible et de quelles options s’agit-il?

4 millions d'options

Lorsque Oswald Grübel a rejoint l’UBS en février 2009, son nouvel employeur lui a donné 4 millions d’options pour une valeur de 13 millions de francs à l’époque. Cet arrangement devait compenser des pertes que Grübel subissait en quittant le programme de bonus du Crédit Suisse, où il avait travaillé avant de diriger l’UBS. Puisque l’action d’UBS n’a cessé de prendre de la valeur depuis lors, le paquet d’options de Grübel a fait de même. A la clôture de la bourse, vendredi dernier, les options de Grübel valaient 31,4 millions de francs. Si la bourse continue à soutenir les actions d’UBS, ce qui sera vraisemblablement le cas dans les semaines à venir, le «bonus» de Grübel augmentera à son tour. En passant de 17,96 francs, le cours de vendredi, à 20 francs, Grübel serait en possession d’un joli pactole de 40 millions de francs. Si le grand chef de l’UBS le désire, il pourra accéder à son bonus en mai déjà.

Grübel pense aussi aux employés

Avant de se remplir les poches et en bon chef d’entreprise qu’il est, Oswald Grübel a également songé au bien-être de ses employés. Le 1er mars, tous les collaborateurs de l’UBS ont été avertis par courriel qu’ils avaient à nouveau le droit de voyager en classe affaire. Fin 2008, la banque avait décidé que pour des vols de moins de cinq heures ses employés devaient emprunter la classe éco. Les coûts engendrés par cette modification du règlement sont importants. La destination de Moscou, par exemple, a rejoint la catégorie de vols où l’utilisation de la business class est autorisée. On passe ainsi d’un billet de 660 francs aller-retour, pour la classe éco, à une somme de 2700 francs pour la classe affaire. L’UBS avait réduit un certain nombre de privilèges, tels que des parkings gratuits et des visites au fitness, en 2008, lors de la crise financière qui avait agité la plus grande banque de Suisse.

(rga)