Energy Challenge

19 juillet 2018 12:27; Act: 23.07.2018 11:32 Print

L'agneau est dangereux pour l'environnement

par Stephanie Sigrist - La viande d’agneau, véritable danger pour l’environnement. Notre alimentation a une grande influence sur notre empreinte écologique. Les aliments ci-après nuisent considérablement au climat et à l’environnement.

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La viande: en général, les produits d'origine animale comme la viande, les oeufs et le lait consomment nettement plus d'énergie grise que les aliments végétaux. Le Suisse moyen pourrait réduire son empreinte écologique alimentaire de 24% en adoptant un régime végétarien, voire de 40% grâce à une alimentation purement végétale. L'agneau: d'après «Business Insider», jusqu'à 39 kilos démissions de CO2 sont générés pour produire un kilo de viande d'agneau. On ne dispose pas de valeurs exactes pour la Suisse. Les émissions de CO2 sont peut-être plus basses pour les produits suisses du fait de l'absence de longs trajets à l'intérieur du pays et à l'étranger. Cependant, toujours d'après «Business Insider», la production de viande d'agneau est surtout nuisible à l'environnement en raison des émissions gazeuses des jeunes moutons. Le boeuf: la production de viande de boeuf représente l'un des plus grands dangers pour l'environnement, avec la viande d'agneau. Selon une étude du WWF, jusqu'à 15'000 litres d'eau sont nécessaires pour produire un kilo de viande boeuf et il en résulte 15 kilos démissions de CO2. Le saumon: d'après le WWF, l'élevage de saumons entraîne, à divers endroits, des problèmes liés aux maladies et à la fertilisation excessive dans les eaux en zones littorales. Les eaux usées provenant des piscicultures sont souvent évacuées dans la mer. Les saumons échappés des piscicultures peuvent se reproduire avec des saumons sauvages, ce qui affaiblit la population de saumons sauvages. Le thon: des associations de protection de l'environnement telles que Greenpeace signalent depuis des années que certaines populations de thons font l'objet d'une pêche excessive pendant laquelle des tortues de mer et des albatros, entre autres, seraient également tués. Cela entraîne un déséquilibre écologique. L'avocat: au Mexique, le plus grand pays producteur d'avocats au monde, l'engouement pour le fruit vert entraîne des déboisements illégaux. D'après le Huffington Post, 1500 à 4000 hectares de forêt sont défrichés chaque année afin de dégager du terrain pour la culture des avocats. De plus, le besoin en eau de cet aliment hyper tendance est disproportionné: d'après le site internet du journal «die Zeit», un kilo d'avocats nécessite près de 1000 litres d'eau. L'huile de palme: l'huile de palme, en tant que matière première bon marché, est très convoitée dans l'industrie et est présente dans de nombreux produits d'usage courant. 85% de l'huile de palme est produite en Indonésie et en Malaisie. Quand les forêts tropicales sont déboisées au profit de plantations pour la production d'huile de palme, l'habitat de milliers d'espèces végétales et animales est détruit. Les superaliments: les superaliments sont tout sauf super pour l'environnement. Les baies d'açaï ou de goji, par exemple, doivent être importées du Brésil, respectivement de Chine, et présentent un mauvais bilan énergétique en raison des longs trajets d'acheminement. Le quinoa: le boom du quinoa représente également un danger pour l'environnement. Depuis quelques années, les modes de culture traditionnels éprouvés dans les pays dont est originaire cette plante ont fait place aux monocultures à croissance rapide. Pour intensifier le rendement, le quinoa n'est plus seulement cultivé sur les collines, mais également dans les vallées, ce qui provoque une érosion ainsi qu'une diminution de la fertilité des sols.

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D’après le WWF, l’alimentation représente un tiers de la pollution due à la consommation en Europe. Sa production en est la principale responsable; l’emballage, le transport, le stockage, la préparation et l’élimination ont en général un rôle moindre. L’élevage a le plus fort impact sur l’environnement car il requiert des ressources importantes et émet significativement plus de gaz à effet de serre que la culture d’aliments végétaux.

Le WWF affirme que les protéines animales sont en moyenne responsables de la moitié de la pollution liée à l’alimentation. De manière générale, un repas végétarien a trois fois moins d’impact sur le climat qu’un plat à base de viande. L’alimentation végane serait quant à elle encore meilleure pour l’environnement. Ainsi, l’empreinte écologique alimentaire du Suisse moyen pourrait être réduite de 24% s’il adoptait un régime végétarien. Pour les véganes, qui renoncent à tous les produits d’origine animale, cette empreinte écologique est même inférieure de 40%.

Pourtant, les aliments d’origine végétale, tels que l’avocat, le quinoa et les superfruits représentent un danger pour l’environnement en raison de leur mode de production ou des longs trajets d’acheminement jusqu'en Suisse. Le diaporama ci-dessus montre les aliments qui nuisent au climat et à l’environnement.