France

25 février 2011 19:32; Act: 25.02.2011 20:09 Print

20 ans pour avoir brûlé sa femme sur un barbecue

Un homme qui a tué puis brûlé sa femmes sur son barbecue en 2006 en Bretagne (France) a été condamné à 20 ans de prison.

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Un père de sept enfants a été condamné vendredi à 20 ans de prison à Rennes, dans l'ouest de la France, pour avoir tué et enterré en 2006 sa femme dans son jardin, avant d'incinérer les restes deux ans plus tard sur le barbecue familial. L'accusation avait requis 30 ans de réclusion.

Benoît Piet, 43 ans, avait signalé le 3 juillet 2006 la disparition de son épouse Adeline, 34 ans, déclenchant de vastes opérations de recherches dans les environs de leur village de La Gouesnière près de Saint-Malo (Bretagne). Aux enquêteurs, il explique que sa femme voulait changer d'air.

Aveux

Deux ans plus tard, en juin 2008, le père de famille craque lors d'une garde à vue: il avoue avoir enterré le corps de sa femme dans le jardin du pavillon familial puis, sentant l'étau se resserrer, l'avoir exhumé récemment pour en brûler les restes sur le barbecue.

Le suspect nie toutefois le meurtre et oriente les enquêteurs sur plusieurs fausses pistes successives. Il évoque d'abord un suicide de son épouse, puis un crime de rôdeurs qui l'auraient contraint au silence en menaçant de s'en prendre à ses enfants.

Mardi, au premier jour du procès, l'accusé a reconnu pour la première fois avoir porté un coup mortel à son épouse Adeline, 34 ans, dans la nuit du 1er au 2 juillet 2006. Selon lui, dans cette dernière version des faits, il aurait eu un geste du bras dans un escalier pour repousser sa femme qui tombait et se tuait instantanément.

Tombée en arrière

«Je ne l'ai pas fait volontairement. Elle est tombée en arrière. A cause de cela ma femme est décédée», a-t-il répété.

Le couple était en instance de divorce et Benoît Piet devait quitter le pavillon familial le 13 juillet.

Le tribunal a donné raison à l'avocat de l'accusé, qui avait, au nom du «doute et des incertitudes du dossier», réclamé une requalification des faits de «meurtre sur conjoint» en «violences volontaires sur son épouse ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner».

Auparavant, l'une des avocates de plusieurs enfants du couple recomposé, tous parties civiles, avait réclamé une «peine exemplaire» contre le «barbare» qui «a tué sa femme pour avoir les allocations familiales, rester dans sa maison et se retrouver tranquille chez lui».

(afp)