France

16 juillet 2019 22:15; Act: 17.07.2019 14:49 Print

Au volant, il agresse un aveugle et est amendé

Un automobiliste qui avait refusé de céder la priorité au piéton aveugle et à son accompagnant qu'il a même giflé, écope d'une sanction au tribunal.

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Photo d'illustration. (Photo: AFP)

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Un automobiliste a été condamné mardi en France à 1000 euros d'amende, une suspension de permis et deux contraventions, pour avoir agressé un homme aveugle et son frère qui l'accompagnait après leur avoir refusé la priorité à un passage piéton parisien en juin.

Le tribunal correctionnel a condamné cet Espagnol de 68 ans pour des violences psychologiques contre le piéton aveugle - «violences volontaires sur personne vulnérable» ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de quatre jours - à 2000 euros d'amende dont 1000 avec sursis et 18 mois de suspension de permis.

Il l'a également condamné à deux contraventions: 750 euros pour violences sans ITT contre le frère jumeau du piéton aveugle, qu'il avait giflé, et 250 euros pour le refus de priorité. Il devra verser 1800 euros de dommages et intérêts à l'homme aveugle et 1500 à son frère, et 1000 euros chacun au titre des frais de justice.

La vidéo le confond

L'affaire avait trouvé un écho médiatique grâce à une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, filmée par un policier en civil qui roulait à vélo avec une GoPro allumée. Celle-ci montre un aveugle s'engageant avec un accompagnateur sur un passage piéton à Paris le 16 juin.

Une berline noire frôle les deux hommes, leur coupant la priorité. L'accompagnateur donne un coup sur le toit de la voiture qui s'arrête. Le chauffeur descend et agresse physiquement et verbalement l'accompagnateur, lui assénant des claques. Il s'en prend également à l'homme aveugle, lui criant «Enlève tes lunettes, je vais te frapper».

Un témoin essaie d'intervenir ainsi que l'épouse de l'automobiliste. Lorsque le témoin annonce qu'il va appeler la police, l'homme et la femme remontent dans leur voiture et s'en vont. «Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je me suis très mal comporté», a résumé le prévenu, contrit et demandant «pardon». «J'étais dans un état de colère».

(nxp/afp)