Affaire Troadec

18 novembre 2019 13:35; Act: 18.11.2019 13:35 Print

Crânes et arme du crime toujours introuvables

L'instruction concernant le meurtre d'un couple et de ses deux enfants en février 2017 est bouclée. Hubert C., le beau-frère du père de famille, sera jugé fin 2020.

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Les juges d’instruction nantais ont notifié la fin de l'information judiciaire dans l'assassinat de la famille Troadec en février 2017 à Orvault (Loire-Atlantique) ouvrant la voie à un procès. «Les deux juges d'instruction saisis ont notifié jeudi 14 novembre la fin de l'information judiciaire, les parties ont un mois pour solliciter d'éventuelles demandes d'actes supplémentaires et le procès devrait se tenir fin 2020», a-t-on appris de source proche du dossier.

Selon Presse Océan, les psychiatres qui ont examiné le suspect ont considéré que son discernement était «altéré» au moment des faits. Hubert C., ancien ouvrier d'État de l’arsenal de Brest, sans antécédents judiciaires, a reconnu en mars 2017 les meurtres de Pascal et Brigitte Troadec, 49 ans, et de leurs deux enfants, âgés de 21 et 18 ans dans leur maison, sur fond de guerre d'héritage. Le suspect était le beau-frère du père de famille. Les victimes ont été tuées à coups de pied de biche, mais l'arme du crime n'a jamais été retrouvée.

Brûlés dans un four ou enterrés

L'homme a avoué les avoir démembrés puis avoir fait disparaître les corps, en les brûlant dans un four ou en les enterrant dans sa propriété de Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère), où il vivait avec son fils et sa compagne Lydie T. Des restes humains - mais pas les crânes -, ont été retrouvés dans cette propriété vaste et isolée, permettant d'identifier les quatre victimes et de leur offrir une sépulture.

Hubert C. a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire. Sa compagne Lydie T. a été mise en examen pour «modification de l'état des lieux d'un crime» et «recel de cadavres», et placée sous contrôle judiciaire.

À l'époque des faits, l'affaire Troadec avait eu un retentissement médiatique considérable, notamment pour ses similitudes avec l'affaire Dupont de Ligonnès. Là aussi, une famille a été massacrée, et le crime est survenu à seulement quatre kilomètres de la maison nantaise des Ligonnès.

(joc/afp)