Famille prise en otage

29 décembre 2008 17:01; Act: 29.12.2008 17:31 Print

Des convoyeurs forcés de remettre les fonds

Deux convoyeurs de la société de transports de fonds Loomis France ont été contraints lundi dans la région d'Ajaccio de remettre une partie de leur chargement à des malfaiteurs retenant en otages la femme et le bébé de l'un d'entre eux.

Une faute?

«La femme d'un employé et son bébé ont été pris en otages mais n'ont pas été blessés», a indiqué à l'AFP une source judiciaire. Celle-ci a souligné qu'«un certain nombre de conteneurs de billets» avaient été pris par les malfaiteurs, sans préciser le montant du butin.

Selon le témoignage d'un des deux convoyeurs victimes du braquage, quatre hommes armés et cagoulés attendaient son collègue lundi vers 6h20, sur le parking de son domicile. Ils l'ont contraint à retourner chez lui où ils ont pris son épouse et leur nourrisson en otage, avant de lui donner des instructions.

«Peu après 6 h 30, mon collègue est arrivé à la société. Nous avons chargé quatre conteneurs d'argent dans un fourgon de transport de fonds de la société et nous sommes partis», a raconté à l'AFP l'employé de Loomis France qui a alors été mis au courant de la situation par son collègue.

Entre Ajaccio et Cauro, un véhicule de type utilitaire les attendait avec deux hommes à bord. Les convoyeurs ont dû les suivre sur une route secondaire, a raconté la même source.

«Ils nous ont fait enlever trois coffres sur quatre, nous ont dit de monter dans le fourgon et sont partis», a ajouté l'employé. Il a précisé qu'aucune brutalité n'avait été commise pendant le braquage et que la femme et l'enfant de son collègue avaient été retrouvés indemnes à un arrêt de bus à la périphérie d'Ajaccio.

Selon les premiers éléments de l'enquête confiée à la police judiciaire, un véhicule ayant servi au transport des malfaiteurs aurait été retrouvé à Pisciatello, sur la commune de Bastelicaccia, près d'Ajaccio.

«Les billets de banque sont enfermés dans des conteneurs piégés; si leur ouverture ne respecte pas une procédure, l'ensemble des billets est entièrement détruit», a précisé une source policière.

(afp)