Russie

26 février 2020 10:46; Act: 26.02.2020 11:22 Print

Deux ados voulaient tuer 40 personnes

Deux jeunes Russes de 14 ans ont été arrêtés. Les deux adolescents sont suspectés d'avoir voulu préparer une fusillade dans une école.

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Policiers à Saratov, en Russie.

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Deux adolescents accusés de préparer une attaque dans une école en utilisant des armes et des explosifs artisanaux ont été arrêtés en Russie, ont indiqué mercredi les services de sécurité (FSB) dans un communiqué.

Les deux jeunes, nés en 2005 et de nationalité russe, étaient actifs sur divers sites internet où ils faisaient l'apologie du meurtre de masse et du suicide, selon le FSB.

L'attaque était prévue dans un «établissement scolaire» de Saratov, ville de la Volga.

Le FSB précise que leur arrestation a eu lieu dans un ancien abri anti-bombe où les adolescents conservaient un fusil à canon scié et prévoyaient de fabriquer des «mélanges incendiaires» grâce à des instructions trouvées sur internet.

Une enquête a été ouverte contre eux pour «appartenance à un groupe prévoyant de multiples meurtres».

Groupes «extrémistes» actifs sur la Toile

Selon l'agence de presse russe Tass, un des suspects a indiqué aux enquêteurs qu'il souhaitait agir par «vengeance» et prévoyait de tuer 40 personnes.

Selon les agences de presse russes, le FSB a empêché depuis 2018 50 attaques contre des écoles et démantelé 150 groupes de jeunes «extrémistes» actifs sur internet.

Fin 2018, un adolescent de 18 ans avait abattu 20 personnes avant de se suicider dans une attaque contre un établissement scolaire de la ville de Kertch, dans la péninsule ukrainienne de Crimée annexée en 2014 par la Russie.

En parallèle, les accusations de terrorisme ou d'extrémisme visant divers groupes politiques, en particulier des jeunes, se sont multipliées en Russie.

Mi-février, sept jeunes hommes accusés par le FSB de préparer des attentats ont reçu des peines de six à 18 ans de prison, suscitant une vague d'indignation et des appels à leur libération. Selon des ONG de défense des droits humains, cette affaire a été montée de toutes pièces, avec falsification de preuves et aveux obtenus sous la torture.

(nxp/afp)