Grèce

16 juillet 2014 15:10; Act: 16.07.2014 15:29 Print

Echange de tirs et jet de grenade en plein Athènes

Un extrémiste figurant parmi les fugitifs les plus recherchés du pays a été capturé, mercredi, après une altercation avec les forces de l'ordre dans un quartier touristique de la capitale grecque.

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Nikos Maziotis, extrémiste de gauche de 42 ans, a été grièvement blessé durant un échange de tirs près d'une banque à Monastiraki, quartier touristique et commercial au pied de l'Acropole. Il a été transporté à l'hôpital. Deux touristes et un policier ont aussi été blessés dans la fusillade.

«J'ai vu un homme être emmené les mains dans le dos, il saignait abondamment», a indiqué un témoin interviewé par la presse. «Je crois qu'il portait une perruque», a-t-il ajouté. Selon la police, le fugitif a envoyé en direction des policiers une grenade défensive qui n'a pas explosé.

Nikos Maziotis et sa compagne Panagiota Roupa dirigent le groupe Lutte révolutionnaire. Ils avaient disparu dans la nature en 2012 après leur libération à l'expiration de la durée maximum de détention provisoire, en attente de leur procès.

Actif depuis 2003, ce groupe à la rhétorique d'extrême gauche figure sur la liste des organisations terroristes établie par l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis.

Tir de roquette

Le groupe Lutte révolutionnaire est surtout connu pour un retentissant tir de roquette sur l'ambassade des Etats-Unis à Athènes en 2007, qui n'avait fait que des dégâts matériels. Il a en outre revendiqué une quinzaine d'attentats entre 2003 et 2010 visant des personnalités politiques, des banques et des établissements publics, sans faire toutefois de victimes.

Les autorités avaient cru démanteler le groupe en 2010, en tuant l'un de ses membres présumés dans un échange de tirs avec la maréchaussée à Athènes. Elles avaient aussi arrêté huit de ses membres, dont trois ont été condamnés à la prison à vie en 2013.

En alerte

Mais la disparition de Nikos Maziotis et de sa femme avait remis en alerte les pouvoirs publics qui s'attendaient à de nouvelles actions du groupe. Ce dernier a revendiqué l'attentat à la voiture piégée visant, sans faire de blessés, la banque centrale grecque le 10 avril dernier à Athènes, jour du retour de la Grèce sur le marché obligataire et à la veille d'une visite en Grèce d'Angela Merkel.

(ats)