États-Unis

22 février 2019 07:10; Act: 22.02.2019 07:10 Print

Elle publie la vidéo des derniers instants de sa fille

Un an après le décès de son enfant dans une explosion de gaz, une mère texane a décidé de rendre publiques des images poignantes. Son but: alerter les autorités.

Une faute?

Linda «Michellita» Rogers, 12 ans, est décédée dans une explosion de gaz qui a soufflé sa maison de Dallas (Texas), le 23 février 2018. Dans les secondes qui ont précédé le drame, la jeune fille était en train de se préparer joyeusement pour une compétition de pom-pom girls. Face à la caméra de son téléphone, elle parlait de la journée qui l'attendait et décrivait sa coiffure, minutieusement étudiée. «J'ai déjà commencé à faire la tresse à moitié, et tout ce qu'il me reste à faire, c'est de redresser la queue de cheval. La redresser, la boucler, la gonfler, peu importe», expliquait-elle.

C'est au moment où Linda enregistrait un «timelapse» que l'explosion est survenue, explique «People». Le choc a été si violent que la maison a été arrachée à ses fondations et que le toit s'est effondré. Par miracle, les parents de l'adolescente et leur fils ont survécu. Ils ont retrouvé Linda sous une armoire, encore vivante. «Je suis certaine qu'elle m'écoutait», confie Maria Rogers, sa mère. Dans un premier temps, le personnel médical s'est montré plutôt rassurant quant aux chances de survie de l'adolescente. L'espoir a cependant été de courte durée: Linda a succombé peu après son arrivée à l'hôpital.

Éviter qu'un tel drame se reproduise

Le téléphone de l'adolescente a été retrouvé dans les décombres de la maison. Un an après le décès de son enfant, Maria Rogers a décidé de rendre publiques ces terribles images. Ainsi, elle espère pousser les autorités à faire en sorte qu'un tel drame n'arrive plus. La Texane peut déjà compter sur le soutien de Rafael Anchia: cet élu démocrate veut créer une loi visant à accélérer le remplacement des tuyaux vieillissants et à durcir les sanctions en cas de violation.

Depuis ce drame, Maria s'est physiquement remise de ses blessures. Mais l'absence de sa fille, «une personne très aimante et serviable», laisse un vide incommensurable. «Certains jours, je ne ressens plus les dégâts sur mon corps. Je sens la douleur dans mon coeur», conclut-elle.

(joc)