Royaume-Uni

16 janvier 2020 08:41; Act: 16.01.2020 10:18 Print

Elle vole sa mamie malade et mène la grande vie

Une Britannique de 38 ans a été condamnée à deux ans de prison avec sursis pour avoir volé plus de 290'000 francs à sa grand-mère souffrant de démence.

Une faute?

Emily Evans-Schreiber n'avait que 50 francs sur son compte en banque quand elle a été appelée au chevet de sa grand-maman de 94 ans, atteinte de démence. En avril 2018, la Britannique de 38 ans a reçu pour mission de gérer les finances de la nonagénaire en fin de vie. Inquiète de la voir mener un train de vie au-dessus des ses moyens à Londres, la famille d'Emily pensait alors que cette responsabilité l'aiderait à se remettre sur les bons rails. C'est l'inverse qui s'est produit, raconte le «Mirror».

Grâce aux économies de sa mamie malade, Emily, mère d'une petite fille, a mené la grande vie: voyages en Californie, séjours dans des hôtels de luxe, vêtements de grandes marques, soins esthétiques hors de prix... la trentenaire s'est fait plaisir. Huit mois plus tard, la propre mère d'Emily a alerté la banque et la police. La Britannique ne comprenait pas comment sa fille, sans emploi, pouvait s'offrir autant de choses. Au moment où Clare a donné l'alerte, il ne restait plus que 7000 livres (8800 francs) sur le compte de la nonagénaire.

Juge clémente

Il s'est finalement avéré qu'entre avril et décembre 2018, l'ex-dessinatrice de mode et mannequin avait dépensé pas moins de 230'000 livres (290'000 francs). Lors d'une perquisition menée chez Emily, les autorités ont retrouvé des habits de créateurs, des chaussures, des sacs à main et des lunettes de soleil de luxe. Les enquêteurs ont également découvert que l'ex-mannequin avait pioché dans les économies de sa grand-mère pour verser 25'000 livres (31'000 francs) au père de son enfant. La nonagénaire, aujourd'hui décédée, n'a jamais rien su de ce vol.

Lors du procès d'Emily cette semaine, la défense a estimé que la trentenaire avait laissé suffisamment d'argent sur le compte de sa mamie pour ses frais médicaux. «Elle avait passé 37 ans sans commettre de faute. Elle a perdu le contrôle et n'était pas dans son état normal», a argumenté Me Carolina Guiloff. En fixant la peine de l'accusée, la juge a pris en compte le fait qu'elle était la seule tutrice de sa fille. Elle a condamné Emily a deux ans de prison avec sursis et 150 heures de travail d'intérêt général. «Ne venez pas réclamer une seconde chance. C'est ce qui vous a été donné avec cette sentence», a prévenu la juge Rebecca Crane.

(joc)