France

03 août 2019 07:18; Act: 03.08.2019 13:20 Print

Une foule rend hommage à Steve

Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées samedi à Nantes pour une marche en hommage à Steve Maia Caniço, près du lieu où le corps du jeune homme a été retrouvé.

«Pour Steve - contre les violences policières»: une marche doit débuter vers 11h sur l'île de Nantes.
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Des centaines de manifestants se sont rassemblés non loin de la Grue Titan jaune - monument historique situé sur l'île de Nantes - où le corps de l'animateur périscolaire de 24 ans a été retrouvé.

Le jeune homme avait disparu dans la nuit du 21 au 22 juin lors de la Fête de la musique, alors qu'il assistait à un concert de musique techno en bord de Loire, où les forces de police étaient intervenues. Durant cette nuit, plusieurs personnes étaient tombées dans le fleuve. Des participants avaient raconté avoir été aveuglés par le gaz lacrymogène.

L'affaire a suscité émotion et réactions en France et des appels à manifester ont été lancés dans le pays pour ce week-end, certains pour dénoncer des «violences policières», émanant notamment de groupes du mouvement social des «gilets jaunes».

La polémique sur l'attitude de la police le soir de la Fête de la musique reste vive. Le rapport de l'IGPN, la «police des polices» en France, dévoilé mardi, a été jugé par certains trop favorable aux policiers. Selon l'IGPN, «il ne peut être établi de lien entre l'intervention des forces de police (...) entre 4h20 et 4h52 quai Wilson à Nantes et la disparition de M. Steve Maia Caniço après 4h dans le même secteur».

«Choc personnel»

Jeunes parents avec des poussettes, enfants à vélo, personnes de tous âges étaients présents samedi à Nantes.

La mort de Steve «a été un choc personnel», explique Clémentine, 25 ans, qui, comme toutes les personnes interrogées par l'AFP, a refusé de donner son nom de famille.

Tout en précisant avoir «des gendarmes et des militaires» dans sa famille, la jeune femme entend, par sa présence, «protester contre les violences policières».

«On matraque des gens qui s'amusent, on leur envoie des lacrymos, on envoie des chiens (...) Moi, je respecte les policiers mais leur métier, c'est de maintenir les gens en sécurité, pas de les mettre en danger».

Pour Hugues, 42 ans, venu d'une localité à une heure de route de Nantes, «plus il y aura de monde, plus il y aura de pression pour avoir la vérité (...) C'est choquant la manière dont c'est traité au niveau politique, on a l'impression qu'on essaie d'étouffer l'affaire. Personne n'est jamais responsable», dit-il.

Toute manifestation a été interdite par les autorités dans le périmètre du centre-ville de Nantes.

(nxp/afp)