France

06 janvier 2016 16:05; Act: 06.01.2016 16:16 Print

Il inhale du gaz hilarant et ne se réveille plus

Un homme de 26 ans est probablement mort pour avoir consommé du protoxyde d'azote lors d'une soirée entre amis la semaine dernière.

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Le vendredi 1er janvier, une dizaine de jeunes venus célébrer le Nouvel An à Ventron, dans les Vosges en région Lorraine, en France, avaient décidé de faire durer les festivités au domicile de la grand-mère de l'un d'eux, a expliqué le procureur, confirmant une information de l'Est Républicain.

Au cours de la soirée, ces «étudiants sans aucun souci», selon M. Manteaux, ont fait tourner une bonbonne de gaz hilarant, de plus en plus couru dans les soirées où il a pour effet de faire rire et de modifier la voix de celui qui l'inhale, en général via un ballon de baudruche.

Dans la nuit du 1er au 2 janvier, «le gaz tourne, on l'utilise avec le ballon», explique le procureur. «À 2h30 du matin (la victime) remet le ballon sur la bonbonne, le charge, et aussitôt chargé, inhale le produit», sans passer par la phase de réchauffage du gaz, contenu à -50°C dans les bonbonnes. «Aussitôt après l'inhalation, il commence à rire, puis est pris de convulsions immédiatement», raconte M. Manteaux.

De l'alcool et de la marijuana

Appelés sur les lieux, les pompiers ne peuvent que constater le décès du jeune homme, tout juste reçu au concours d'infirmier. Au cours d'une autopsie lundi à Nancy, «les médecins ont mis en évidence un œdème pulmonaire comme cause du décès», a précisé M. Manteau, ajoutant que, classiquement liés à des problèmes cardiaques, les œdèmes «peuvent être liés à l'irritation des voies aériennes suite à l'inhalation d'un gaz toxique. Or, très froid, le gaz hilarant peut être considéré comme toxique».

De l'alcool et de la marijuana ayant également tourné lors de la soirée, une analyse toxicologique est encore prévue. Selon le site de prévention drogues info service, «à forte dose, le protoxyde d'azote peut être la cause d'une dépression respiratoire pouvant entraîner la mort. De plus, les effets très rapides et fugaces du protoxyde d'azote incitent parfois l'usager à des inhalations répétées pouvant conduire à la mort par asphyxie».

(20 minutes/afp)