Belgique

11 juillet 2014 09:38; Act: 11.07.2014 11:17 Print

Ils posent avec leur bébé mort sur Facebook

Victime d'une hémorragie, une jeune femme a fait une fausse couche mardi. En guise d'adieu, elle et son compagnon ont pris la pose avec le corps de leur enfant et l'ont postée sur le réseau social.

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Les deux jeunes gens espèrent que la publication de cette photo leur permettra de faire leur deuil. (Photo: Facebook)

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Enceinte de cinq mois, une Belge âgée de 21 ans vivait une grossesse sereine jusqu'à mardi dernier. Ce jour-là, la jeune femme a été victime d'une hémorragie et a dû être conduite d'urgence à l'hôpital. Quand elle est arrivée sur place, il était trop tard: le bébé n'a pas tenu le coup. «Julie n’avait que 22 semaines. Elle n’avait aucune chance. A trois ou quatre semaines près, on aurait pu encore tenter quelque chose. Mais là, pas d’espoir», a confié la Belge à «La Dernière Heure».

Le couple a pu retourner dans la chambre où il a bénéficié d'un moment d'intimité avec son bébé. C'est là que les jeunes gens ont décidé de se faire prendre en photo avec la dépouille de leur enfant. Une manière, selon eux, de lui dire adieu. La jeune femme et son compagnon ont ensuite pris la décision de publier le cliché sur Facebook. «La Dernière Heure» explique que le couple a longuement hésité avant de le faire et qu'il n'a publié qu'une photo où l'enfant n'était pas trop visible, de manière à ne choquer personne.

Une pluie de réactions, pour la plupart positives, a suivi la publication de cette image. «Cela nous a beaucoup aidés. Notre chagrin n’a pas disparu, mais cela nous fait du bien de pouvoir partager notre deuil», ont réagi les amoureux. Mais mercredi, Facebook a demandé au couple de supprimer cette photo. Certains internautes se sont en effet plaints du caractère inapproprié du cliché. Les jeunes Belges ont décidé d'ignorer cette demande: «Si nous pensons que la photo peut choquer, nous la ferons disparaître. Mais c’est dommage. C’était une étape importante pour faire notre deuil. Nous sommes quand même libres d’exprimer notre chagrin comme nous l’entendons!» estiment-ils.

(joc)