Brésil

19 septembre 2019 11:59; Act: 19.09.2019 17:16 Print

La mariée s'écroule juste avant d'entrer dans l'église

Une jeune femme enceinte de six mois est décédée au moment où devait se tenir sa cérémonie de mariage, dimanche. Sa petite fille a pu être sauvée.

Une faute?

Ce qui devait être un jour de fête inoubliable a viré à la tragédie, dimanche à Sao Paulo. À quelques minutes du début de sa cérémonie de mariage, une jeune femme de 30 ans enceinte de six mois a été victime d'un malaise. Jessica Guedes a perdu connaissance alors que son futur mari l'attendait déjà devant l'autel. Elle est décédée plus tard à l'hôpital.

Généralement en bonne santé, l'infirmière a commencé à se sentir mal dans la limousine qui l'emmenait vers l'église. Quand la trentenaire a commencé à se plaindre de nausées et de douleurs dans la nuque, ses proches ont d'abord cru qu'elle était simplement stressée. En fait, Jessica souffrait de pré-éclampsie, une maladie qui apparaît généralement dans la deuxième moitié de la grossesse et qui se caractérise par une élévation de la tension artérielle. Cette maladie, qui touche environ 5% des femmes enceintes, peut entraîner des complications graves, voire mortelles.

«Elle mettait un temps fou à arriver»

À son arrivée à l'hôpital, la Brésilienne était en état de mort cérébrale, explique le Daily Mail. Grâce à une césarienne pratiquée en urgence, la vie de la petite Sophia a pu être sauvée. L'enfant, qui pesait 930 grammes et mesurait 34 centimètres à la naissance, a été prise en charge aux soins intensifs du service de néonatologie. Elle devrait rester à l'hôpital environ deux mois.


Flavio Gonçalvez, le fiancé de Jessica, ne sait plus à quel saint se vouer. Il se souvient de ces longues minutes passées seul devant l'autel, à se demander pourquoi sa promise n'arrivait pas. «Je m'inquiétais parce que je l'attendais et elle mettait un temps fou à arriver. Une de ses cousines s'est précipitée vers moi pour me dire qu'elle avait perdu connaissance», confie le pompier de 31 ans à «Crescer Magazine».

En l'espace de quelques minutes, le Brésilien a dû gérer le décès de l'amour de sa vie et l'arrivée de sa fille. «Je n'arrive toujours pas à croire que cela soit arrivé. J'ai l'impression d'être dans un film triste: on pleure, on pleure, mais on finit par quitter le cinéma en sachant que ce n'était qu'un film. Dans mon cas, le film ne sera jamais fini et la souffrance durera toujours», conclut Flavio.

(joc)