Mère égorgée en France

23 février 2011 18:38; Act: 23.02.2011 18:50 Print

Le meurtrier avait des troubles psychiatriques

Le meurtrier présumé d'une mère de famille retrouvée égorgée au sous-sol d'un immeuble en France était «soigné pour troubles psychiatriques».

Une faute?

L'homme suspecté du meurtre d'une mère de famille de 33 ans, retrouvée égorgée lundi soir au sous-sol d'un immeuble de Quimper, était «soigné pour des troubles psychiatriques», a déclaré mercredi le procureur de Quimper.

Le meurtrier présumé, âgé de 28 ans et qui a reconnu les faits, était «traité à l'occasion ou suivi dans différents établissements psychiatriques» lors de courts séjours, a expliqué le procureur de Quimper, Eric Tuffery, lors d'un point presse.

«L'auteur ne donne aucune explication. Il reconnaît globalement les faits mais il prétend qu'il a des flashes et des trous de mémoire (...) Il est très peu précis sur son emploi du temps entre 14h00 et 19h30», a précisé M. Tuffery en indiquant qu'en 2010, il a été condamné à six mois avec sursis pour violences volontaires sur son père.

La journée à boire ensemble

Selon l'enquête la victime et son agresseur ont passé une partie de la journée à boire ensemble mais les circonstances du meurtre restent inconnues.

L'auteur présumé a été interpellé par hasard après que sa concubine eut signalé à la police «son état de grande excitation» et «son comportement inquiétant» après son retour à la maison, les vêtements tâchés de sang, a indiqué le procureur.

Il a été conduit brièvement au service d'urgences médico-psychiatriques de l'hôpital de Quimper avant d'y être interpellé par les enquêteurs qui ont fait le lien avec le meurtre de la jeune femme.

Coups et gorge coupée

La victime, mère d'une adolescente, a subi «une multitude de coups au visage», «mais ce qui a causé la mort, c'est un égorgement : elle porte une entaille du côté gauche du cou d'environ dix centimètres», selon le médecin légiste cité par le procureur.

Le dossier étant de nature criminelle, il a été transféré mercredi au pôle de l'instruction de Brest. Le parquet de Brest a requis sa mise en examen pour «homicide volontaire» et son placement en détention provisoire.

L'arme du crime est un stylo coupe-papier équipé d'une lame effilée achetée récemment sur internet par l'auteur présumé des faits.

(afp)