Tuée par des chiens en France

20 février 2020 19:18; Act: 20.02.2020 19:33 Print

Le troublant témoignage d'un collègue du conjoint

L'analyse de l'ADN des 67 chiens suspectés dans la mort d'Elisa Pilarski a été suspendue: elle coûte trop cher. En parallèle, un nouvel élément renforce les soupçons pesant sur le chien de la victime.

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Les proches d'Elisa Pilarski devront encore attendre avant d'éventuellement connaître la vérité sur sa mort. Le 16 novembre dernier, dans une forêt du nord de la France, le compagnon de la jeune femme retrouvait son corps partiellement dénudé et mordu de partout. Les circonstances du drame restent mystérieuses. Les enquêteurs misent beaucoup sur les prélèvements ADN et salivaires de 62 chiens potentiellement impliqués dans l'affaire.


Or, alors que les résultats étaient attendus au mois de février, Franceinfo annonce que les échantillons n'ont même pas encore été envoyés à un laboratoire. Ils se trouvent encore dans les placards de l'identité judiciaire. «Le coût des analyses serait supérieur à 100'000 euros. Une facture jugée un peu excessive par la justice, même en matière criminelle», écrit le média français. La juge d'instruction et les enquêteurs ont donc demandé un nouveau devis à un autre laboratoire.

Autant dire que les résultats qui pourraient permettre de faire la lumière sur la mort d'Elisa Pilarski ne sont pas près d'être connus. Pour l'heure, les soupçons ont tendance à se porter sur Curtis, le chien qui accompagnait la victime ce jour-là. Le caractère agressif de l'american staff, qui a mordu à deux reprises après le drame, inquiète tout particulièrement les enquêteurs. Mais Christophe, le compagnon de la jeune femme, défend l'animal bec et ongle: «Il n'aurait jamais touché Élisa, c'est impossible», confiait-t-il à BFM TV en janvier dernier.

Mordue par l'un de ses chiens quatre mois avant sa mort

Pourtant, un nouvel élément révélé par la chaîne française vient potentiellement alourdir le dossier de Curtis. En effet, les enquêteurs s'intéressent de près au témoignage d'un collègue de Christophe, qui affirme qu'Elisa avait déjà été mordue par l'un de ses cinq chiens, en juillet 2019.

Quatre mois avant la mort de la jeune femme, son compagnon avait quitté son travail en catastrophe pour la rejoindre. Plus tard, le collègue de Christophe avait vu, sur son téléphone, une photo de la main d'Elisa avec une morsure d'environ quatre centimètres. Interrogé par la police judiciaire, le collègue n'a pas pu préciser si le chien en question était Curtis ou l'un des autres animaux du couple. Quant à Christophe, il affirme que sa compagne avait été attaquée par un chat venu rôder sur sa terrasse, et non pas par un chien. Une version des faits que les enquêteurs jugent peu crédible.

(joc)