Joggeuse disparue

17 février 2011 11:49; Act: 12.03.2019 10:32 Print

Les recherches prennent une grande ampleur

Les recherches pour retrouver une joggeuse disparue, près de Toulouse, en France, restent vaines. La police augmente son dispositif, avec 300 gendarmes et des plongeurs.

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Les recherches, vaines jusqu'à présent, ont pris une grande ampleur jeudi autour de Bouloc (Haute-Garonne) pour retrouver Patricia B., la joggeuse disparue lundi et probablement victime d'un acte criminel.

Renforts de gendarmes mobiles, sondage systématique de tous les points d'eau dans un vaste périmètre... les enquêteurs ne veulent rien laisser au hasard.

Parallèlement, les spécialistes de l'investigation criminelle poursuivent leur travail de fourmi pour tenter d'élucider le mystère de cette disparition et éventuellement identifier un ou des agresseurs.

Résultat très attendu

L'hypothèse criminelle, désormais privilégiée, risquait d'être confortée ce jeudi avec le résultat très attendu de certaines analyses, concernant des traces de sang relevées sur un chemin de terre, à plus d'un kilomètre de la maison de Patricia B. Si elles parlent, ces analyses pourraient dire s'il s'agit bien du sang de Patricia B.

Cette mère de famille de 49 ans, secrétaire dans un cabinet d'avocats, n'a plus donné de nouvelles depuis lundi vers 4h30.

Ce matin-là, comme les autres jours, cette sportive d'un mètre 60 et 50 kilos a quitté la maison familiale un peu en dehors de Bouloc, au nord de Toulouse, pour aller courir sur les routes départementales en rase campagne alors qu'il faisait encore nuit. Ne la voyant pas revenir, son mari a prévenu les gendarmes.

Objets retrouvés

Depuis, des dizaines de gendarmes ratissent le terrain. Mardi, ils ont découvert sur un chemin de terre des traces de sang, une boucle d'oreille et un chouchou formellement identifiés comme appartenant à Patricia B. Le procureur de Toulouse, Michel Valet, estime ainsi que l'enquête a «basculé» vers la thèse criminelle et qu'il y a lieu d'être «pas très optimiste».

Les recherches se pousuivant la nuit, le dispositif a été renforcé jeudi. «On n'a rien trouvé, on va mettre plus de monde», a expliqué un responsable de la gendarmerie.

300 gendarmes sur le coup

Ce sont désormais 300 gendarmes qui passent au peigne fin un périmètre élargi par rapport aux jours précédents, a-t-il dit.

Des gendarmes mobiles du Sud-Ouest, en renfort, ont entrepris de sillonner les champs parsemés de bois à plusieurs kilomètres de Bouloc, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les consignes de leur chef sont claires: signaler «tout» ce qui «paraît anormal», prêter attention au moindre signe de terre retournée.

Plongeurs à la rescousse

Des plongeurs ont instruction de sonder systématiquement chaque point d'eau dans un rayon de 30 km autour de Bouloc, selon un enquêteur.

L'enquête criminelle pour comprendre ce qui a pu arriver à Patricia B. se poursuit parallèlement: mauvaise rencontre, piège tendu par quelqu'un connaissant ses habitudes, accident le long des routes où elle courait, puis escamotage du corps?

A la recherche d'un éventuel agresseur, les enquêteurs ont commencé à s'intéresser aux personnes pouvant avoir des antécédents défavorables dans les parages.

Traces de pneus

Tout est exploité: collecte de renseignements, auditions de témoins et «débroussaillage» de la multitude d'informations arrivant spontanément à la gendarmerie. Les uns après les autres tous les habitants de la zone cruciale doivent être entendus.

Une attention particulière est accordée à des traces de pneus prélevées sur le chemin où a été décelé le sang.

Les occupants de la maison à l'entrée du chemin ont rapporté s'être rendu compte lundi matin qu'une voiture avait cassé des morceaux de leur bordure en brique et roulé sur les fleurs à l'entrée de leur pavillon. Ils ignoraient alors que Patricia B. avait disparu. D'autres témoins ont entendus des bruits lundi matin, peut-être, une voix d'homme.

(afp)