Avalanche à Bourg-St-Pierre

27 mars 2011 09:14; Act: 27.03.2011 12:59 Print

Les recherches sont interrompues

La situation sera réévaluée régulièrement pour une éventuelle reprise des recherches de la dernière personne encore portée disparue du groupe des 11 randonneurs français.

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Les recherches pour retrouver la femme encore portée disparue suite à l'avalanche qui a emporté onze Français samedi près de Bourg-St-Pierre (VS) sont interrompues. Les risques de nouvelles coulées pourraient mettre en danger les sauveteurs.

Dimanche matin, un hélicoptère a procédé au minage de la zone afin de sécuriser les pentes. Plusieurs coulées sont parties, dont une à l'endroit même du drame. Les 20 mètres de neige ainsi accumulés ne permettent plus de sonder le terrain, a indiqué dimanche la police valaisanne.

La situation sera réévaluée à intervalles réguliers pour une éventuelle reprise des recherches. Impossible pour l'heure de dire si elles pourront reprendre dimanche encore. Mais il n'y a malheureusement plus de chances de survie pour la femme toujours ensevelie.

Les quatre personnes retrouvées et décédées dans l'avalanche sont trois femmes et un homme. Les blessés, une femme et quatre hommes, sont toujours hospitalisés dans les hôpitaux de Sion et Martigny. Pour l'un d'entre eux, en soins intensifs, le pronostic demeure réservé.

Itinéraire particulier

Parti de Bourg-St-Pierre, le groupe s'est engagé sur un itinéraire rarement emprunté. Le couloir est très pentu et ne présente aucune possibilité d'échappatoire, a précisé la police.

L'enquête devra démontrer pourquoi ces membres «expérimentés» du club alpin de Cluses (Haute-Savoie), se sont engagé dans un tel goulet. Et pourquoi tous ensemble, alors que le respect d'une distance entre eux aurait été fort indiqué.


Des montagnards de Haute-Savoie

Les victimes de l'avalanche étaient des membres «expérimentés» du club alpin de Cluses (Haute-Savoie), a indiqué dimanche à l'AFP Georges Elzière, le président de la Fédération française des clubs alpins.

Le président du club alpin de Cluses est «injoignable» car «il est sur place» en Suisse afin «d'identifier les victimes et soutenir les rescapés», mais «il m'a confirmé samedi soir que ce sont bien des cafistes (ndlr: membres du Club alpin français) de Cluses», a expliqué par téléphone M. Elzière.

«Ce sont des gens très expérimentés, des cadres du club, qui s'occupaient des activités raquettes et ski de randonnée. Ils allaient faire une reconnaissance de terrain pour pouvoir ensuite proposer des activités pour le club», a ajouté le responsable de la Fédération.

«Ces gens connaissaient parfaitement la montagne, ce ne sont pas du tout des débutants», a-t-il insisté, sans être en mesure d'indiquer s'ils étaient accompagnés d'un guide.

Le club alpin de Cluses est de taille moyenne et compte plusieurs centaines de licenciés, a précisé M. Elzière. D'après lui, «c'est un club actif, qui a une véritable expérience de l'alpinisme, un vrai savoir-faire en matière de montagne».

«Il y a déjà eu des années noires mais les accidents sont tout à fait marginaux par rapport au nombre de sorties. Celui-ci est un des plus importants que nous ayons connus», a-t-il rappelé.

«C'est un risque qu'on connaît mais ça ne remet pas du tout en cause la pratique. L'art de la montagne, c'est de pratiquer de façon prudente des activités à risques», a conclu Georges Elzière.



(ats/afp)