«Cold case» dans la Vienne (F)

16 octobre 2019 19:55; Act: 17.10.2019 09:17 Print

Un bonbon trahit le violeur 21 ans après les faits

De l'ADN prélevé sur une sucrerie a permis d'élucider un viol datant de 1998. L'affaire a refait surface après un banal cambriolage dans une menuiserie.

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Plus de 21 ans après les faits, un violeur a été démasqué dans le nord de la Vienne (ouest de la France). Un suspect âgé de 68 ans a été arrêté la semaine dernière après la découverte, totalement par hasard, de ses traces ADN sur un vieil emballage de bonbon dans une toute autre affaire.

Tout commence en octobre 1998 lorsqu'un quadragénaire a tendu un piège à sa voisine de 21 ans. Il a disposé des rondins de bois sur la route et a attendu 21h, sachant que sa proie passerait par là en voiture. La jeune femme s'est arrêtée et s'est fait ligoter puis violer par le prédateur masqué avant que le suspect ne prenne la fuite à pied. Malgré une longue enquête de la gendarmerie, l'auteur du viol n'a jamais été identifié. Jusqu'à aujourd'hui, comme le rapporte France Bleu Poitou.

Le mangeur de bonbon est le violeur

L'affaire va connaître une avancée spectaculaire 21 ans après les faits. C'est en effet la semaine dernière qu'un banal cambriolage dans une menuiserie va faire émerger une preuve accablante par pur hasard. Ce jour-là, le technicien de l'investigation criminelle ramasse un papier de bonbon sur les lieux du cambriolage. L'ADN qui y est prélevé trouve une correspondance surprenante dans les registres de la police avec l'affaire du viol de la jeune fille au mois d'octobre 1998. Le mangeur de bonbon est le violeur, les analyses ADN sont formelles. Mais son identité reste encore inconnue.

Les gendarmes de la brigade de Chatellerault croisent alors les deux dossiers et un même nom ressort: le père du menuisier qui vient de se faire voler! L'homme, âgé de 68 ans aujourd'hui, avait été interrogé à l'époque car il était le voisin de la victime. Arrêté la semaine dernière, le suspect a d'abord nié les faits jusqu'à ce qu'il soit mis face aux preuves scientifiques. Le sexagénaire n'a eu d'autre choix que de passer à table. Il a immédiatement été placé en détention provisoire dans l'attente de son procès. Il a été mis en examen pour «viol crapuleux» (un viol commis sur la voie publique) et encourt une peine maximale de 15 ans de réclusion.

(lom)