France

19 avril 2019 14:12; Act: 19.04.2019 15:39 Print

Un enfant amputé après la chute d'un arbre à l'école

Un marronnier centenaire est tombé sur trois élèves d'enfantine et de primaire jeudi après-midi dans le sud de la France. La jambe d'un des enfants touchés était irrécupérable.

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L'arbre qui est tombé, vu depuis une salle de classe. (Photo: AFP)

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Les deux élèves d'une école primaire du Tarn-et-Garonne, blessés jeudi après-midi dans la cour de leur école par la chute d'un arbre, sont «dans un état stable» mais l'un d'eux «a dû être amputé» de la jambe, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Ces deux jeunes garçons âgés de 7 et 8 ans sont «dans un état stable mais restent sous surveillance», a indiqué vendredi matin la préfecture du département, précisant que «l'un d'eux a dû être amputé d'un membre inférieur».

Plusieurs élèves jouaient autour d'un marronnier centenaire durant la récréation lorsque vers 15h30 le tronc de cet arbre, pour une raison encore inconnue, s'est cassé, tombant sur trois élèves.

Une fillette de maternelle a été légèrement blessée tandis qu'il a fallu «près de deux heures aux pompiers pour désincarcérer» les deux garçons. Ils ont été évacués vers l'hôpital de Purpan à Toulouse, l'un blessé «à la jambe et à la hanche» et l'autre «à l'abdomen».

Fermée pour l'enquête

L'école Jules-Ferry, qui reçoit des élèves de maternelle et de cycle 1, a été fermée vendredi «pour permettre les investigations de la gendarmerie» et «déterminer les causes de la chute de cet arbre», a souligné la préfecture. L'état de ce vieux marronnier va être scruté par les enquêteurs.

Chaque école est soumise à un diagnostic de sécurité, a rappelé le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer sur BFM. «Il faut évidemment maintenant qu'on regarde le diagnostic de sécurité [...] qu'on regarde ce qu'il avait dit sur cet arbre», a déclaré le ministre.

Toutefois, selon la rectrice d'académie de Toulouse, Anne Bisagni-Faure, «aucun signalement particulier» concernant l'école ou son arbre n'avait été inscrit dans le document unique d'évaluation des risques de l'établissement et n'était remonté au rectorat, a indiqué lors d'un point de presse à Toulouse Mme Bisagni-Faure, qui attend «les conclusions de l'enquête».

Vendredi matin, les élèves ont été accueillis sur le deuxième site de l'école. «Ils sont en classe ou en activité», a précisé la rectrice, qui s'est rendue à Bessens dans la matinée apporter son soutien aux équipes présentes.

Une cellule médico-psychologique, forte de sept à dix personnes, a été mise en place sur la commune pour recevoir les élèves de cette petite école rurale dont plusieurs ont été témoins de l'accident, mais aussi les parents et les enseignants, a ajouté Mme Bisagni-Faure qui s'est rendue sur place dans la matinée apporter son soutien «aux équipes présentes».

«Il n'est pas question d'arrêter notre accompagnement pendant les vacances scolaires» qui débutent vendredi soir, a ajouté la rectrice. Chaque personne qui le désirera -enfant, parent, enseignant- pourra prendre contact avec un membre de la cellule médicale durant cette période de congés. «Et cela se poursuivra à la rentrée», selon la rectrice.

(nxp/afp)