Joggeuse disparue

25 février 2011 10:56; Act: 12.03.2019 10:17 Print

Un homme placé en garde à vue

Suite à la disparition d'une joggeuse français, un homme a été placé en garde à vue, près de Toulouse. Il s'agit d'un éboueur.

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L'enquête sur la disparition de Patricia B. s'est brutalement accélérée vendredi avec une première garde à vue, celle d'un éboueur qui connaissait peut-être la joggeuse de Bouloc (Haute-Garonne, France) dont on est sans nouvelles depuis le 14 février.

L'homme qui a été interpellé vendredi matin sur la foi de témoignages que les enquêteurs vérifient et recoupent est un éboueur du Frontonnais, le secteur où se trouve Bouloc; il a 30 ou 40 ans, et «on peut penser qu'il connaissait» Patricia B., a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Piste à vérifier

Les enquêteurs continuent à observer une grande discrétion sur leur travail et se gardent de parler de suspect dans une enquête qui jusqu'alors pouvait donner l'impression de piétiner.

«C'est une piste à vérifier», disent-ils. Mais la piste a été jugée assez sérieuse pour que des perquisitions aient été menées à son domicile.

Dans le même temps, des équipes de maîtres-chiens auraient reçu pour consigne de se rendre sur trois «cibles» à la recherche de Patricia B., a rapporté une source bien informée.

Les voisins angoissés

«Ce n'est qu'une garde à vue», tempérait le maire de Bouloc, Christian Faurie. Mais c'est aussi «un soulagement, cela confirme que l'enquête avance», a dit l'édile de cette localité. En proie à une forte angoisse, certains habitants ont changé leurs habitudes depuis le 14 février, a-t-il reconnu.

C'est ce jour-là, à 4h30, que Patricia B. est sortie de chez elle comme tous les matins pour aller faire son jogging matinal sur les routes de campagne. Elle n'est jamais revenue.

Du sang ainsi que des effets personnels retrouvés le lendemain sur un chemin dans le secteur où elle est allée courir ont été formellement identifiés comme les siens.

Acte criminel

Pour les enquêteurs, il ne fait plus guère de doute que cette mère de famille de 49 ans, secrétaire dans un cabinet d'avocats, a été victime d'un acte criminel.

La disparition de Patricia B. a donné lieu au déploiement d'un dispositif de recherches exceptionnel mais les recherches sont restées vaines jusqu'à présent, a reconnu un responsable de la gendarmerie vendredi.

Il s'agit désormais davantage de collecter les informations et de recueillir les témoignages, quitte à frapper à toutes les portes de Bouloc.

Aucune piste écartée

Crime d'opportunité de la part d'un individu dont la route aurait croisé celle de Patricia B.; piège tendu à la joggeuse par quelqu'un qui connaissait ses habitudes; accident de la route, suivi d'un escamotage du corps... Les gendarmes n'ont écarté aucune piste, en fermant certaines pour en ouvrir d'autres.

Ils ont enquêté sur «l'environnement» professionnel et personnel de Patricia B.. Ils ont exploré les fichiers de ceux qui pourraient avoir des antécédents défavorables dans le secteur. Ils ont enchaîné les auditions et fait le tri dans la multitude de témoignages spontanés qui leur parvenaient, refusant de négliger même les plus farfelus.

Ils ont multiplié les prélèvements, de traces de pneus par exemple, pour les confronter à des traces retrouvées sur le chemin.

Si les analyses ont confirmé que le sang retrouvé, à plusieurs dizaines de mètres d'intervalle sur le chemin, était bien celui de Patricia B., d'autres résultats étaient très attendus : ceux des expertises de cheveux mêlés au sang et d'un bout de tissu. Ces résultats sont bien parvenus aux enquêteurs, mais ne les ont pas satisfaits, et le matériel est reparti à l'analyse, disait-on jeudi soir de source proche de l'enquête.

(afp)