États-Unis

26 février 2019 06:59; Act: 26.02.2019 11:48 Print

Une fausse visite médicale et elle exécute ses 3 filles

Une Américaine de 28 ans a présenté une fausse carte de rendez-vous chez le pédiatre pour sortir ses enfants de l'école. Elle les a abattues avec un fusil avant de se donner la mort.

Une faute?

Un épouvantable drame familial est survenu la semaine dernière dans l'État du Michigan. Lundi, Aubrianne Moore s'est présentée devant l'école de ses trois filles, âgées de 2, 6 et 8 ans. Brandissant une fausse carte de rendez-vous, l'Américaine de 28 ans a expliqué aux différents enseignants qu'elle devait emmener ses enfants chez le médecin. En vérité, la jeune femme avait un projet bien plus sordide.

Au volant de sa voiture, elle a conduit Alaina, Cassidy et Kyrie dans une zone boisée située près de chez ses grands-parents. Là, elle a fait sortir ses filles une à une et les a emmenées derrière le véhicule pour les exécuter avec un fusil. Aubrianne Moore a ensuite chargé les corps de ses enfants dans sa voiture, a conduit jusqu'à la maison de son petit ami et a mis fin à ses jours. C'est le compagnon de la jeune femme, père de la plus jeune des filles, qui a découvert l'impensable près de deux heures plus tard.



Pour l'heure, le geste d'Aubrianne reste un mystère, écrit «Metro». «Nous ne savons pas ce qui lui est passé par la tête. Elle n'a pas laissé de lettre de suicide ou autre», a déclaré Michelle LaJoye-Young, shérif du comté de Kent. Les enquêteurs pensent toutefois que la mère de famille souffrait de troubles mentaux. Certaines publications Facebook de l'Américaine laissent en effet supposer qu'elle souffrait de paranoïa.

En septembre dernier, l'assistante sociale de la jeune femme avait demandé à ce qu'elle soit admise en hôpital psychiatrique. «Aubrianne garde ses enfants hors de l'école parce que la télévision lui a dit qu'il y aurait un accident de bus aujourd'hui. Elle reste éveillée la nuit parce qu'elle croit que des gens vont s'introduire chez elle. Elle ne mange pas, parce qu'elle pense que sa nourriture est empoisonnée», avait écrit l'assistante sociale dans son rapport. Aubrianne, à qui l'on avait diagnostiqué une «schizophrénie non spécifiée» et une «psychose», avait été hospitalisée dix jours contre son gré.

Reste que les enquêteurs chargés de cette affaire ont bien du mal à garder la tête froide. «C'est l'un des cas les plus rudes que j'aie eu à gérer en 29 ans de carrière. C'est très difficile. Nos enquêteurs le ressentent. Que quelque chose comme cela arrive dans notre communauté, c'est déchirant», a confié le shérif.

(joc)