Pakistan

31 juillet 2014 09:45; Act: 01.08.2014 13:01 Print

Une vingtaine de baigneurs se noient

Au moins 19 personnes se sont noyées et quatre autres sont portées disparues dans une mer agitée au large de Karachi, après avoir ignoré une interdiction de baignade en raison de la mousson.

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Les secours étaient toujours à la recherche de quatre personnes jeudi. (Photo: Reuters/Akhtar Soomro)

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Le bilan des noyades au large de Karachi, au Pakistan, s'est alourdi vendredi à 31 victimes. Les secouristes ont retrouvé dix corps supplémentaires, noyés à cause d'une mer fortement agitée, ont indiqué des responsables locaux.

Les baigneurs avaient ignoré une interdiction de baignade en raison de conditions météo difficiles liées à la mousson. «Nous avons récupéré d'autres corps dans la mer et le nombre total de personnes décédées par noyade atteint maintenant 31», a dit à l'AFP Shoaib Ahmed Siddiqui, un responsable de la ville de Karachi. D'autres corps pourraient encore être retrouvés.

L'alerte avait été donnée mercredi lorsque trois corps avaient été découverts sur Clifton Beach. Une vaste opération de recherche avait alors été lancée. Des hélicoptères de la Marine et des vedettes participaient aux opérations.

Les baigneurs se trouvaient parmi des milliers d'autres personnes venues sur les plages pour pique-niquer à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd-el-Fitr marquant la fin du ramadan.

Plages peu sécurisées

«Le gouvernement a interdit la baignade en mer avant le début de la saison de la mousson en juin et la police a été déployée pour faire appliquer cette interdiction, mais les gens sont devenus violents» et ont passé outre, a expliqué jeudi Ibadat Nisar, un haut responsable de la police de Karachi.

Des milliers d'habitants de Karachi, une ville de 20 millions d'âmes, se rendent sur les plages de la ville à l'occasion des vacances et jours fériés, car peu de parcs municipaux sont disponibles pour les pique-niques.

Mais le dispositif de sécurité sur les plages est faible et les quelques sauveteurs présents ont peu d'autorité sur la population.

(afp)