Suisse/Pérou

11 août 2015 13:34; Act: 11.08.2015 14:37 Print

«Aucune enquête ouverte contre nous!»

Les entreprises genevoise MKS Finance et neuchâteloise Metalor Technologie démentent vigoureusement faire l'objet d'une procédure judiciaire au Pérou.

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Mises en cause dans des articles parus cet été dans des médias péruviens sur lesquels le quotidien «La Liberté» a rebondi lundi, deux entreprises romandes actives dans le négoce de métaux précieux réagissent.

MKS et Metalor démentent formellement les accusations portées contre chacune d'elle à propos d'un supposé trafic d'or extrait illégalement d'une région protégée d'Amazonie. Elles contestent aussi vigoureusement les soupçons de blanchiment d'argent véhiculés par un journaliste péruvien.

«Le groupe MKS applique des standards élevés pour lutter notamment contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme ou de conflits, l’abus de droits humains, le travail des enfants, ainsi que pour éviter toute conséquence néfaste sur l’environnement», communique l'attaché de presse de MKS.

Même démenti de Metalor qui condamne toutes« ces fausses allégations». L'entreprise précise qu'un de ses anciens clients au Pérou fait bien l'objet d'une enquête, mais que Metalor n'y est pas inquiété judiciairement.

20minutes.ch, qui s'est fait l'écho lundi de ses accusations, a également approché l'Office fédéral de la justice. Son porte-parole nous a alors déclaré qu'aucune demande d'entraide judiciaire du Pérou n'avait été reçue concernant MKS et Metalor, comme nous l'avons déjà indiqué. «La Liberté» annonce ce mardi avoir contacté le Ministère public à Lima la veille, qui pour l'heure dit «ne pas être en mesure de confirmer ni d'infirmer si une enquête est ouverte» au Pérou contre ces deux sociétés romandes.

(fnt)