Rafraîchissements

24 mars 2011 18:17; Act: 25.03.2011 10:30 Print

«Matraquer les prix pour survivre»

par Irène Languin - Les exploitants des pavillons de la Rade disent devoir forcer la note pour s’en sortir. La Ville de Genève, détentrice des stands, ne donne pas de consigne de prix.

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Certaines consommations sont vendues à prix d'or dans les stands du bord du lac. (Photo: ila)

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«Etoffer l’offre en conservant des prix populaires». C’est l’un des points qui avait motivé la décision de remplacer les pavillons de la Rade il y a quelques années à Genève. Or les menus des glaciers du bord du lac, qui ouvrent ces jours, affichent souvent des tarifs aussi élevés que les terrasses huppées de la Vieille-Ville.

Populaire, le chocolat chaud à 5 francs, comme à la Terrasse du Lac, sur la rive droite? Propriétaire des installations, la Ville de Genève renvoie à la loi cantonale sur le débit de boissons. «Nous donnons en gérance la coquille, indique Raoul Schrumpf, du département municipal de l’environnement urbain et de la sécurité. Le reste, c’est de la libre concurrence.»

Même si on observe jusqu’à 30 % de différences pour certaines consommations, les glaciers disent essayer d’accorder leurs prix. «On travaille en collaboration, affirme le président de l’association genevoise des exploitants de stands du lac. Mais on est obligé de matraquer pour survivre.» Gilles Urben est déçu par les nouveaux pavillons, en fonction depuis un an. De conception espagnole, les installations seraient notamment inadaptées à la météo genevoise, parfois venteuse et fraîche. «On va devenir des buvettes de plage, uniquement ouvertes par beau temps. Et ces jours-là, il faut bien faire du chiffre!»

La denrée épargnée par l’inflation reste la boule de glace, qui coûte entre 2.50 et 3 francs. «Nous ne faisons pas de dumping sorbetier», sourit-on aux Glaces Inuit, à Baby Plage.