Plan-les-Ouates (GE)

08 août 2016 19:03; Act: 09.08.2016 07:18 Print

«Mon fils a tapé le braqueur avec un bidon»

par Jérôme Faas - Un homme a attaqué ce lundi peu avant 18h une station service de la route de Saint-Julien. Un client et le caissier l'ont mis en échec. Il a été arrêté.

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A plat ventre au sol, menotté dans le dos, le braqueur entouré de policiers attend d'être embarqué. (Photo: 20 minutes / jef)

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Sur le coup, ils n'ont sans doute pas réfléchi ni mesuré les risques. Un client et le tenancier de la station service Tamoil du 102A route de Saint-Julien, à Plan-les-Ouates, ont maîtrisé un braqueur armé ce lundi peu avant 18 heures. Yannik, la mère du caissier, raconte. «Le malfrat est arrivé casqué. Avec son arme, il a frappé à la tête un client, qui est parvenu à le ceinturer. Mon fils l'a alors tapé à coups de bidon et l'a désarmé avec le pied. Puis un inspecteur en congé, qui passait par là, les a aidés à le maîtriser en attendant la police. Elle est arrivée très vite, mais quand on maintient quelqu'un au sol, je peux vous dire que ça semble très long!»

A 18h15, à plat ventre au sol, menotté dans le dos, un jeune homme d'une vingtaine d'années habillé en noir est encadré par plusieurs agents en uniforme et des inspecteurs en civil. Il est bien connu des forces de l'ordre. «Un de moins, bravo!», félicite un témoin à l'adresse des policiers. «On aimerait en arrêter plus», répond l'un d'eux, modeste.

Le client qui a réagi le premier est assis au sol. Il tient une compresse sur sa tête. Sa femme et son fils sont venus le réconforter. Il est manifestement encore sous le choc de l'agression. Une ambulance vient le prendre en charge. Le tenancier, âgé à première vue d'une trentaine d'années, paraît en revanche très détendu. Les braquages, sa famille vit avec. L'axe débouche sur la frontière française. «Quand je travaillais au bureau de change, sur la même route, je m'étais fait braquer par trois hommes et j'avais pris un coup de crosse, raconte sa mère Yannik. Et voici quelques mois, la compagne de mon fils a été agressée au couteau dans cette même station-service.»

A 18h30, la nature de l'arme de poing du braqueur, réelle ou factice, n'était pas encore établie. Il était également question d'un éventuel complice à moto. Plusieurs témoins parlaient en effet d'un motard parqué à proximité qui aurait déguerpi dès que l'affaire a mal tourné pour l'assaillant. Et quelques centaines de mètres plus loin, au rond-point reliant la route de Saint-Julien, l'avenue des Communes-Réunies et la route du Camp, un motard était retenu par une patrouille.