Attaque de sanglier

08 octobre 2017 18:02; Act: 08.10.2017 18:02 Print

«Ne jamais s'approcher d'un animal blessé»

par Marc Strüby - Un promeneur a été victime d'une mauvaise rencontre dans les bois en France voisine. A Genève, où la chasse est interdite, «il n'y a presque pas de risques», selon les autorités.

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Un sanglier ne cherche en principe pas la confrontation. (Photo: Keystone)

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Les promenades en forêt ne sont pas toujours sans risques. Un quadragénaire l'a appris à ses dépens alors qu'il se baladait dans les bois de Savigny, au pied de la montagne du Vuache, non loin de la frontière genevoise, à la fin du mois de septembre. «Je ne l’ai pas vu venir… J’ai juste entendu le feuillage s’agiter sur ma droite, avant d’être balayé», raconte Didier Fol, convalescent, au «Dauphiné». Un sanglier venait de le happer. Alors qu'il se trouvait au sol, l'animal est revenu à la charge à plusieurs reprises, «s'acharnant comme un taureau» et le blessant grièvement à l'abdomen.

Après avoir perdu beaucoup de sang, le promeneur s'est finalement évanoui. «La douleur était trop forte, je ne bougeais plus, il a dû partir», explique le Haut-Savoyard au quotidien. Il a eu la vie sauve grâce à l'intervention de son cousin, qui a eu la bonne idée d'aller faire un tour dans les bois, et qui a pu alerter les secours. «Je n’ai plus trop de souvenirs, juste le bruit et le souffle de l’hélicoptère», affirme Didier.

«Presque pas de risques à Genève»

«Il ne faut pas s'inquiéter», tempère-t-on du côté des autorités genevoises. «Malgré les nombreux sangliers que nous avons dans le canton, nous n'avons jamais eu de tel problème», explique Gottlieb Dändliker.

Le sanglier ne cherche pas la confrontation avec l'homme. Les cas d'attaques recensés se sont produits en présence d'un animal blessé, le plus souvent pendant la chasse, sur des territoires où celle-ci est autorisée. «Dans les endroits où l'on ne chasse pas, comme c'est le cas sur le canton de Genève, il n'y a presque pas de risques, poursuit l'inspecteur cantonal, qui précise qu'il ne faut jamais s'approcher d'un animal blessé, qui peut avoir des réactions imprévisibles».

Un autre cas de figure serait qu'un promeneur tombe sur un «chaudron», une sorte de nid construit par une femelle pour mettre bas et protéger ses tout petits. Mais dans ces conditions, «même si elle peut charger pour intimider, il est rare qu'une laie aille jusqu'à percuter un homme», conclut Gottlieb Dändliker.