Carouge (GE)

14 juillet 2016 09:32; Act: 14.07.2016 11:15 Print

Accès refusé au bassin car elle portait un burkini

Une femme en maillot de bain islamique n'a pu rester au bord de la piscine municipale. Le personnel a évoqué des motifs religieux, la mairie parle d'hygiène.

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(Photo: Keystone/Stephanie Pilick)

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Une mère de famille a dû se résoudre samedi dernier à ne pas accompagner ses trois enfants dans le bassin de la piscine de Carouge. Ni même à rester dans la zone de baignade, au bord de l'eau, car elle portait un burkini. Les raisons invoquées par le personnel et par la mairie se sont révélées confuses, raconte la «Tribune de Genève».

A leur arrivée, cette femme et son mari ont demandé si le port d'un maillot de bain islamique était autorisé. Des employés leur ont répondu poliment qu'il était proscrit dans et tout au bord du bassin, car le burkini est un «signe distinctif religieux». Portugais d'origine, le mari s'est étonné de cet argument. Lorsqu'il a demandé quelle était la politique en vigueur concernant d'autres signes religieux comme la croix, un responsable a expliqué qu'il était impossible de les surveiller.

La ville de Carouge fournit une autre explication et parle d'une maladresse dans les arguments présentés par le personnel de la piscine. Le burkini est interdit pour des raisons d'hygiène et de sécurité, lorsqu'il faut découper le maillot de bain pour effectuer un massage cardiaque par exemple. La mairie note que la zone de bain est également interdite aux personnes portant des shorts au-dessous des genoux ou des combinaisons intégrales en lycra anti-UV.

Les règles diffèrent de lieu en lieu. La ville de Genève interdit également la baignade en burkini dans ses bassins, mais pas l'accès au bord de l'eau. A la piscine du Lignon, il n'y a aucune restriction.

(dra)