Genève

05 mai 2015 18:57; Act: 05.05.2015 19:28 Print

Accord trouvé entre l'Usine et l'Etat

Le centre culturel alternatif et les autorités genevoises sont parvenus à une entente, qui permet à l'établissement de poursuivre ses activités légalement.

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Le centre culturel alternatif regrette que l'Etat «ne comprenne pas sa dimension unitaire». (Photo: MaG)

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Les autorités demandaient cinq autorisations d'exploitation à l'Usine au lieu d'une seule, pour chacun de ses espaces (trois salles de concert, le cinéma et le théâtre). Ce qui faisait dix papiers au total (cinq pour les activités culturelles et cinq pour les buvettes). Après quatre ans de négociations et la menace d'une fermeture administrative, les deux partis ont trouvé un accord, au terme d'une rencontre le 17 avril.

Le centre culturel alternatif genevois garde une autorisation unique pour les débits de boisson jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la restauration et les débits de boisson (LRDBHD). Ensuite, elle devra demander cinq autorisations distinctes pour l'exploitation des ses cinq buvettes. En même temps, l'Usine sera reconnue comme un lieu à vocation culturelle et sera exemptée d'autorisation pour sa programmation régulière.

L'établissement dit avoir prononcé un «oui» de dépit: ses membres regrettent que l'Etat ne comprenne pas la dimension unitaire du lieu. Dans un communiqué, l'Usine assure qu'elle «fera en sorte que ce découpage administratif imposé par le Canton n'affecte ni la cohésion ni l’unité au cœur de sa proposition». L'Etat s'est quant à lui dit «satisfait d'avoir trouvé un accord avec l'Usine, qui s'est engagée à se plier au cadre légal à venir».

(mag)