Genève

24 février 2020 08:43; Act: 24.02.2020 17:23 Print

Aéroport et pollution: le Canton fait volte-face

Genève a annoncé aux autorités françaises qu'il renonçait à financer une étude sur l'impact de Cointrin sur la qualité de l'air de la région.

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L'étude sur la qualité de l'air devait être cofinancée par des fonds européens. (Photo: Keystone/Salvatore di Nolfi)

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Quel est l'impact spécifique de l'aéroport de Genève sur la qualité de l'air de la région? Une étude indépendante, cofinancée par la France, Genève et des fonds européens Interreg devait répondre à cette question - dans le cadre de PACT'Air, l'accord transfrontalier sur la qualité de l'air du Grand Genève, signé en janvier 2018. Mais cette analyse attendra, rapporte «Le Dauphiné libéré». Le 7 février, le Canton a averti les autorités hexagonales qu'il se retirait du projet en raison des coupes budgétaires récentes opérées par le Grand Conseil.

Maire de Thonon et président de l'assemblée régionale de coopération du Genevois français, Jean Denais fait état de son mécontentement dans les colonnes du «Dauphiné libéré». Il y explique que le projet est repoussé de deux ou trois ans et que les fonds européens sont perdus. «On ne peut pas avoir de grands discours sur l'écologie sans agir», regrette-t-il.

Sollicité ce lundi, le Département cantonal du territoire assure être vivement intéressé par cette étude. «Mais, en plein déploiement du plan de protection de l'air, le Service de l'air, du bruit et des rayonnements non ionisants rencontre un problème de ressources humaines et financières, explique sa porte-parole Pauline de Salis. Nous souhaiterions redéposer ce projet pour le prochain round de financement Interreg, en 2021.»

(jef)