Soirée genevoise

27 février 2011 18:36; Act: 27.02.2011 18:36 Print

Apprendre à se défoncer en sécurité

par Thomas Piffaretti - Un collectif de prévention des risques liés à la consommation de drogue va faire étalage de ses activités. L’idée séduit les autorités genevoises.

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L'association genevoise Nuit Blanche? apporte information et soutien aux noctambules.

Une faute?

«Ce n’est en aucun cas une invitation à la surconsommation de drogue ou d’alcool», lance immédiatement Amira Belkaïd, coordinatrice de Nuit Blanche?. Au contraire, en organisant pour la première fois une soirée, l’association genevoise ambitionne de sensibiliser les fêtards et de les pousser à s’interroger sur leurs limites face à la consommation de stupéfiants, légaux ou non.

«Mais sans tomber dans le piège moralisateur, cette soirée sera avant tout festive», assure l’organisatrice. Habituellement, Nuit Blanche? visite chaque week-end les lieux de fête du canton et offre information et soutien aux personnes qui consomment. Mais le 11 mars prochain, l’action née en 2005 investira le MàD pendant toute une soirée. Elle y présentera une palette d’activités qui visent à limiter les risques liés aux abus de drogue ou d’alcool.

"Meilleure manière de gérer la fête"

Ainsi, en marge de la soirée electro, on pourra se reposer dans un secteur «chill-out», profiter de boissons sans alcool ou encore calculer son taux d’alcoolémie. Alors soirée originale ou invitation dérangeante à la débauche? «C’est une mise en pratique de concepts acceptés de tous, estime Philippe Sudre, médecin cantonal délégué. Et c’est précisément ce type d’initiative originale qui contribue à ce que les choses évoluent.»

«Ce genre d’événement est une vitrine pour une meilleure manière de gérer la fête», renchérit le président de la commission de la santé du Grand Conseil genevois, Charles Selleger. De bon augure pour Nuit Blanche? qui compte renouveler l’expérience ponctuellement.