Asile à Genève

23 juin 2015 18:28; Act: 23.06.2015 18:51 Print

Aucune solution de rechange pour l'instant

Le canton de Genève n'a pour l'instant pas d'autre solution que les abris de la protection civile pour loger les requérants d'asile déboutés qui occupent depuis huit jours la Maison des arts du Grütli, au centre-ville.

Une faute?

«Concernant les solutions à court terme, nous n'en avons pas», a déclaré mardi le conseiller d'Etat Mauro Poggia, qui venait de s'entretenir avec des membres du collectif de soutien aux requérants. Ces migrants, des hommes déboutés de l'asile, refusent d'être hébergés sous terre.

L'Etat promet des solutions alternatives aux abris PC pour la fin de l'année ou dans le courant 2016. «Nous disposerons d'environ 1000 places supplémentaires», a relevé M. Poggia, dont le département est responsable de la prise en charge des réfugiés à Genève. «Notre but est de supprimer l'hébergement en abris», a-t-il souligné.

La balle est maintenant dans le camp de la Ville de Genève, propriétaire du Grütli. La municipalité a fait preuve jusqu'à présent de tolérance avec les occupants du bâtiment. Elle répète toutefois à qui veut l'entendre que le centre culturel n'est pas un lieu adapté à l'accueil de personnes pendant la nuit.

Lundi, elle a proposé au collectif de soutien des requérants de mettre à disposition de son action un espace sur la plaine de Plainpalais, toute proche, avec un accès gratuit à l'eau et à l'électricité, et l'installation de sanitaires mobiles. La Ville de Genève demande aussi un rendez-vous avec le canton.

Rencontre possible

M. Poggia est prêt à recevoir les autorités municipales, à condition que chacun autour de la table fasse preuve d'honnêteté et de transparence. Le canton n'entend pas supprimer l'aide d'urgence aux requérants qui occupent le Grütli. Il demande toutefois au collectif «de faire un appel toute les 72 heures», pour respecter les règles.

Les requérants d'asile déboutés qui ont investi le Grütli étaient logés au foyer des Tattes. L'Hospice général a été contraint de les transférer dans des abris de la protection civile à Carouge notamment, pour faire de la place à des familles de réfugiés, fraîchement arrivées en Suisse.

(ats)