Genève

04 octobre 2011 10:44; Act: 04.10.2011 14:53 Print

Braquage d'une bijouterie: «C’est comme un viol»

Quatre hommes ont fait main basse sur des bijoux, tôt mardi matin. Ils ont défoncé la vitrine du commerce avec une voiture volée. Le propriétaire raconte.

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La police a été alarmée vers 4 heures, ce mardi matin, suite au cambriolage d'une bijouterie-horlogerie installée au quai des Bergues. Quatre individus ont utilisé une voiture de tourisme, immatriculée en France, pour défoncer la vitrine de l'établissement. Les malfrats sont entrés par l’arrière-boutique, située rue Guillaume-Tell, pour arriver à leurs fins. Le verre securit de 250 kilos n’a pas résisté à leurs assauts.

Les voleurs ont réussi à mettre la main sur des bijoux et des montres placés dans les vitrines. Dépité devant sa boutique, le propriétaire des lieux, Antoine Preziuso, ne pouvait que constater les dégâts dans la matinée de mardi. «C’est comme un viol, lâche l’artisan qui a lui-même confectionné les pièces volées. Pour le moment, nous en sommes encore à l’inventaire, mais je pense qu’ils ont emporté pour plus de 100'000 francs de marchandise.» Il se demande par ailleurs comment les braqueurs vont pouvoir écouler ses pièces. «Peut-être vont-ils démonter les montres et fondre les matériaux. Ou il paraît qu’ils travaillent parfois sur commande, aussi...»

«On travaille dans la peur!»

Malgré un important dispositif mis en place par la police genevoise et le CCPD, l'organe de coopération transfrontalière, les quatre malfrats ont réussi à prendre la fuite à bord d'un second véhicule. Une enquête a été ouverte, dirigée par la brigade des cambriolages. Quant au constat technique, il a été effectué par la brigade de police technique et scientifique. «J’ai visionné les bandes vidéo, précise Antoine Preziuso. On voit toute l’attaque, ça dure à peine une minute et demie. Les malfrats ont juste une capuche sur la tête. Mais j’ai beau avoir renforcé ma sécurité, ça ne les arrête pas. Ils sont venus faire leur shopping, c’est la saison, après avoir tout dilapidé au soleil pendant l’été. On travaille dans la peur.»

Dans l’arrière-boutique, les artisans-vitriers s’affairent à consolider la vitrine endommagée. Reste que la pièce détruite dans l’attaque doit être commandée. Un délai de plusieurs semaines devrait s’écouler avant qu’elle n’arrive, empêchant la bijouterie de tourner normalement. A noter enfin qu’aucun blessé n'est à déplorer lors de cet événement.

(comm/tpi)