Genève

18 juin 2019 07:51; Act: 18.06.2019 09:19 Print

Casse-tête pour freiner la prolifération des silures

par Lucie Fehlbaum - La mesure prise dans le fleuve pour endiguer la multiplication des silures pourrait bien avoir l’effet inverse.

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La bête doit être éliminée mais sautorégule dans la nature.

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Des silures qui surfent à la surface de l’eau, tout près des baigneurs. D’autres qui se faufilent dans les bassins pour enfants des Bains des Pâquis. La période est propice à la rencontre avec ce gros poisson-­chat, qui suscite la fascination et la crainte. Sa présence et sa prolifération, notamment dans le Rhône à Genève, ne sont pas nouvelles. Mais le règlement qui vise à réguler cette espèce pourrait bien, paradoxalement, l’aider à se développer.

Les silures, considérés comme indésirables, doivent être tués par les pêcheurs qui les attrapent. Or, ils sont cannibales. Certains individus peuvent avaler jusqu’à 12 congénères par an. «Quand on apprend que la régulation se fait par les gros qui mangent les petits, on se demande si c’est intelligent de les mettre systématiquement à mort», interroge Christophe Ebener, président de la Fédération des sociétés de pêche genevoises. Une étude française publiée en 2016 confirme ce phénomène, précisant qu’un silure peut en avaler un autre jusqu’à moitié moins grand.

Dans le Rhône, la bête atteint souvent les 2 mètres. Pour le Canton, la mesure est efficace, permettant notamment d’éliminer les plus petits silures.

Parmi les pêcheurs, l’espèce compte son lot de fans et de détracteurs. L’un de ces derniers convient «qu’il serait difficile d’organiser une battue» contre les silures. «Mais on ne sait plus comment s’en débarrasser. On ne connaît pas les conséquences que peut avoir ce poisson sur nos espèces indigènes.»

Les commentaires les plus populaires

  • Baladin09 le 18.06.2019 09:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    beau poisson

    cette espèce s'auto-regule dans la nature et on ne laisse pas la nature faire le job parce cela dérange les baigneurs 2 mois par ans.

  • Simon Cussonet le 18.06.2019 10:25 Report dénoncer ce commentaire

    Belle mentalité !

    On va bientôt être 11 milliards de bipèdes sur cette planète et rien n'est fait pour arrêter ce fléau. Mais l'humain, lui, principal destructeur, s'arroge le droit de supprimer certains animaux (dit) nuisible pour son petit confort ???

  • Nicolas le 18.06.2019 09:26 Report dénoncer ce commentaire

    Le mur avance vite...

    Essayons de comprendre le vivant au lieu de toujours vouloir le maitriser! Quand est-ce que l'humanité le comprendra...?

Les derniers commentaires

  • Manu le 19.06.2019 19:37 Report dénoncer ce commentaire

    Un article pour rien !

    La réponse est dans la question, il s'auto-régule, alors laissez le en paix ce poisson !

    • Claude le 24.06.2019 22:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Manu

      Sauf que le silure ne fait pas partie des espèces du bassin du Rhône, il n'a rien à faire ici.

  • Laurent le 19.06.2019 14:13 Report dénoncer ce commentaire

    Le silure n'est pas nuisible !

    Pour ce qui est des espèces indigènes l homme en est le 1er prédateur , pour ceux qui se plaignent qu' il n'y a plus de sandres ou brochets , qu' ils ne remplissent pas leur congélateur ! Et les silures n'ont jamais mangés de chiens , enfants c'est une légende !!!

  • Simon le 18.06.2019 23:19 Report dénoncer ce commentaire

    possible

    Ils sont venus par la Versoix, à la faveur d'innondations ou transportés sous forme d'oeufs collés aux pattes de canards ou de cygnes, depuis le lac de Divonne où ils pullulent.

    • Michel Captien le 19.06.2019 07:34 Report dénoncer ce commentaire

      Pêche

      Me convoyer des spécimens de 2 m qui sont pêcher et remis en liberté là il y a une erreur mais bien sûr la prise est belle la photo est belle mais faut pas les remettre à l'eau et ça allait faire comprendre ça à un pêcheur qui ne pêche que ça

    • Marc le 24.06.2019 22:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Simon

      On les trouve dans le lac de Neuchâtel, il n'y en a jamais eu avant dans le bassin du Rhône.

  • Greg lemilmil le 18.06.2019 21:24 Report dénoncer ce commentaire

    Peace

    Laissez couler ca fait plus de 40 ans qu'il sont dans nos eaux il se régule tout seul s'il sent était pris au espèce indigène y a longtemps qu'on en verrait plus en tout cas la solution n'est pas l'extermination peace

  • Jules Vaudois le 18.06.2019 20:09 Report dénoncer ce commentaire

    Une idée

    Pour réguler prendre des grands les stériliser et les remettre dans l'eau. Comme ils sont cannibales . . .