Circulation à Genève

09 juin 2011 17:43; Act: 09.06.2011 18:40 Print

Chaos routier vers le chantier de Vésenaz

par Irène Languin - Les travaux de la tranchée couverte réduisent de 30% la capacité de trafic. Et certains usagers jugent les aménagements dangereux.

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C’est parti pour plus de deux ans de pagaille entre les douanes d’Anières et d’Hermance et le bord du lac, à Genève. Depuis quelques jours, les aménagements de circulation liés au chantier de la tranchée couverte de Vésenaz ont transformé le réseau de la rive gauche du canton en véritable enfer routier. «Je mets trois quart d’heure pour rejoindre Vésenaz, déplore Claude-Alain Chollet, résidant à Anières. Avant, je descendais à Genève en 20 minutes!»

Sur les routes de Thonon et d’Hermance, plusieurs kilomètres de pistes cyclables et de voies de bus ont été aménagées, rognant sur l’espace réservé aux voitures. «Il n’y a plus de marquage au sol, les gens hésitent, poursuit-il. C’est criminel, il y aura des accidents.»

Autre point noir, il n’existe plus qu’une voie de circulation sur la rampe de Vésenaz en direction de la France. La seconde a été attribuée aux transports publics genevois (TPG). Car les autorités visent le transfert modal, soit l’abandon de l’auto pour le bus ou le vélo. «Nous avons renforcé les transports collectifs en créant des voies propres et en augmentant les cadences des bus, relève Thierry Messager, chef de service à la Direction générale de la mobilité. Il n’existe pas d’itinéraire alternatif possible pour les automobiles. On propose donc des solutions aux automobilistes.»