Aéroport de Genève

15 mai 2019 19:41; Act: 15.05.2019 20:45 Print

Chef de la sûreté au centre de rumeurs persistantes

par Maria Pineiro - Des accusations de copinage circulaient au sein du personnel de l'aéroport depuis un certains temps.

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Des rumeurs concernant de possibles irrégularités lors d'attributions des marchés publics circulaient au sein de l'aéroport depuis au moins une année. (Photo: Keystone/Salvatore di Nolfi)

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Le chef de la sûreté de l'aéroport de Genève et le responsable d'une société de sécurité genevoise ont été arrêtés mercredi matin pour soupçons de corruption lors de l'attribution de certains marchés publics. Ces doutes, avant de mener à l'interpellation du cadre de l'aéroport, ont longtemps été l'objet de rumeurs au sein de l'aéroport. Des bruits suffisamment persistants pour que l'ancien député Eric Stauffer, alors membre du conseil d'administration s'en saisisse et interpelle la direction. Cette dernière a toujours défendu le chef de la sûreté et menacé de porter plainte pour diffamation.

En février 2018, «20 minutes» publiait un article faisant état des craintes des syndicats SPP et Unia après l'attribution du marché public de l'accueil des passagers à Securitas. Ils craignaient notamment un déclassement des employés, la convention collective de travail du domaine leur étant moins favorable. Dans les commentaires, un lecteur mettait nommément en cause le chef de la sûreté de l'aéroport, posant la question du lien entre son parcours professionnel chez Securitas et l'attribution de ce marché et de précédents à cette entreprise, ainsi qu'à Custodio, une de ses filiales (lire encadré).

Ces rumeurs étant suffisamment tenaces, elles ont été répercutées à l'ancien député Eric Stauffer, alors membre du conseil d'administration de l'aéroport qui en a informé la direction de la plateforme, lui demandant des explications. La réponse du directeur est sans appel: «le chef de la sûreté est la cible de dénonciations, qui ont à chaque fois été analysées. A chaque fois, la conclusion est qu'il n'y a rien». Dans un autre courriel, le patron de Genève aéroport se fait plus menaçant: «Je vais commencer à me poser la question de déposer plainte pour diffamation, car il a été clairement démontré que ce point constitue une calomnie.»