Fin du taux plancher

15 janvier 2015 12:23; Act: 15.01.2015 18:38 Print

Chute de l'euro: ruée sur les bureaux de change

par Julien Culet - Jeudi, les bureaux de change genevois n'avaient pas totalement répercuté la chute du cours de la monnaie européenne. Mais les clients s'y ruaient déjà.

storybild

A 16h, il fallait attendre plus de 45 minutes pour obtenir des euros au change Migros genevois de Rive. (Photo: jcu)

Sur ce sujet
Une faute?

La suppression du cours plancher par la BNS a entraîné une chute du cours de l'euro, ce jeudi matin. En clair, avec la même somme en francs suisses, on peut acheter davantage d'euros.

Les bureaux de change n'ont pas encore totalement répercuté le cours. A l'enseigne Migros de Rive, à Genève, le taux était jeudi à 1 fr.08, au lieu de la parité annoncée sur les sites internet spécialisés. «Nous attendons une stabilisation, explique un guichetier. C'est trop instable pour le moment.» Il conseille de revenir plus tard.

Mais, déjà, les passants se sont pressés devant la vitrine, à guetter le tableau et la dégringolade annoncée. «En tant que frontalière, je suis très intéressée, réagit Catherine. Après avoir appris la suppression du taux plancher, je suis venue voir si le change Migros répercutait la baisse. Je vais attendre un peu»

Comme beaucoup d'autres, Clément n'a lui pas attendu pour acheter des euros. Il a profité d'un taux de 1.09 aux alentours de 13h. «Ça va peut être encore baisser mais il faut déjà en profiter. On ne sait jamais, si ça augmente de nouveau», indique le jeune frontalier, qui avait 40 clients devant lui. Il ne sait pas encore ce qu'il va faire de l'argent ainsi gagné. «J'avais une grosse somme que je devais changer, donc c'est plutôt bien tombé. Mais je n'ai pas de projet particulier puisque j'ai un peu été pris par surprise.»

A 16h, il fallait prendre son mal en patience pour obtenir des euros à Rive. Une attente d'environ 45 minutes était ainsi nécessaire. Eva ne s'est pas laissée décourager. «J'ai fini les cours à 15h et je suis venue. Tout le monde en parlait à l'école», explique la jeune étudiante.

(ats)