Genève

25 avril 2019 16:15; Act: 25.04.2019 16:44 Print

Coup de gueule général des métallos

La branche espère renégocier sa convention de travail depuis 2018. Certaines dispositions sont jugées obsolètes.

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Deux cent métallos se sont joints à Unia pour dénoncer leurs CCT, jugée obsolète. (Photo: Unia)

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«La grogne monte sur les chantiers», prévient le syndicat Unia. Les métallos, qui œuvrent dans les métiers techniques du bâtiment, attendent la renégociation de leur convention collective de travail depuis 2018. Le syndicat a organisé jeudi une conférence suivie d'une grillade pour symboliser l'épineuse question des indemnités repas. Deux cent métallos ont participé.

Au cas par cas

Ces paniers, une indemnité repas-déplacement dont bénéficient les ouvriers de la construction, sont sujets à la fâcherie. Ils sont attribués au cas par cas, selon la profession. «Si on mange dans la cabane des maçons, l'indemnité est à 25.-, alors qu'elle varie entre 0 et 15.-, dans le meilleur des cas, chez les métallos», déplore Unia. Les jours de vacances ne sont également pas égaux entre les deux métiers, les maçons profitant de 25 jours par an contre 22 pour les métallos.

Feu orange

La mauvaise reconnaissance des diplômes étrangers est aussi pointée du doigt par la branche. «Pourtant, les détenteurs de ces diplômes sont utilisés sur le terrain, s'indigne Blaise Ortega, responsable syndical du secteur métallurgie. Les chefs d'équipe n'ont pas de salaire adéquat, les attestations fédérales suisses ne sont pas prises en compte. Sans parler du revenu minimal, inchangé depuis des années et pas indexé au coût de la vie.» Pour le syndicat, le feu est à l'orange pour les métallos: soit le patronat reconnaît les revendications de la branche et modifie la CCT, soit d'autres actions sont à prévoir.

(lfe)