Astronomie

17 octobre 2012 08:06; Act: 17.10.2012 12:56 Print

Découverte d'une nouvelle planète proche de la Terre

Des astronomes de l'Université de Genève ont découvert une nouvelle planète extrasolaire de masse similaire à la Terre et tournant autour de l'une des étoiles du système le plus proche de notre Soleil.

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La planète gravite autour d’Alpha du Centaure B. (Photo: Keystone/AP)

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Une exoplanète de la taille de la Terre a été détectée par des chercheurs suisses près d'Alpha Centauri B, l'une des étoiles les plus proches de notre Soleil, selon une étude publiée mercredi dans la revue «Nature». Son identification permet d'espérer trouver d'autres planètes similaires.

S'il ne s'agit pas encore de l'exoplanète rêvée des astronomes, la soeur jumelle de la Terre capable d'abriter de l'eau liquide à sa surface et donc une forme de vie potentielle, un pas supplémentaire a été franchi dans cette quête, estiment les auteurs.

Cette nouvelle exoplanète a beau être trop proche de son étoile pour être habitable, elle constituerait à ce jour la plus proche de nous jamais découverte.

Son identification par une équipe dirigée par Xavier Dumusque, de l'Observatoire de Genève, constitue un tour de force impressionnant qui permet d'espérer trouver d'autres planètes similaires à la Terre dans les environs d'Alpha Centauri, peut-être même en zone habitable cette fois.

«C'est une découverte marquante parce qu'elle possède une masse très faible et qu'elle est notre voisine», a commenté Stéphane Udry, qui a fait cette découverte avec Xavier Dumusque.

A l'aide du spectrographe HARPS de l'Observatoire européen austral (ESO) au Chili, les astronomes ont pu «accumuler plus de 450 mesures sur une durée de plus de 3 ans», précise l'Université Pierre et Marie Curie, dont un chercheur, François Bouchy, de l'Institut d'astrophysique de Paris, a collaboré à l'étude.

Une orbite pour 3,2 jours

Une analyse minutieuse des différents signaux reçus de l'étoile Alpha Centauri B a permis de révéler le signal d'une planète en orbite tous les 3,2 jours. C'est le mouvement infime de l'étoile créé par l'attraction gravitationnelle de cette exoplanète (seulement 51 cm par seconde), qui a permis de la détecter, précise l'UPMC.

Il s'agit d'un signal particulièrement difficile à isoler en raison de l'important bruit de fond généré par l'activité de l'étoile, relève dans un commentaire séparé publié par «Nature» l'astronome Artie Hatzes, de l'Observatoire d'Etat de Thuringe, en Allemagne.

«Cette planète de masse comparable à la Terre est-elle réelle? Seul le temps pourra le dire» en permettant à d'autres scientifiques de se pencher sur les résultats de l'étude, répond M. Hatzes.

(ats)