Carouge (GE)

22 août 2013 10:45; Act: 22.08.2013 19:21 Print

Des employés de Partage font grève

18 employés de l'association Partage, dont une dizaine assurent la levée des déchets dans le Vieux-Carouge sur des vélos triporteurs, sont en grève depuis jeudi matin pour dénoncer leurs conditions de travail.

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Les triporteurs utilisés pour le ramassage des ordures seraient mal adaptés. (Photo: Keystone)

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Une résolution a été votée à l'unanimité par l'assemblée du personnel, a indiqué jeudi devant la presse Elodie de Weck, secrétaire syndicale au Syndicat interprofessionnel des travailleurs . Elle était entourée par une quinzaine d'employés de Partage qui ont décrit des conditions de travail «indignes» et «humiliantes».

«On doit plonger dans les poubelles et prendre les sacs avec de simples gants de jardinage», explique l'un d'eux. Les vêtements fournis ne résistent pas à la pluie, poursuit un autre. Des lacunes en termes d«hygiène sont dénoncées: selon les employés, des triporteurs sont utilisés autant pour le transport des déchets que de la nourriture.

Climat de terreur

Cette accusation est balayée par Vincent Gall, codirecteur de Partage qui affirme que seuls les triporteurs frigorifiques transportent les repas. Le syndicat et les employés décrivent aussi un véritable climat de terreur alimenté par des menaces orales de licenciement et des humiliations quotidiennes. Les horaires à rallonge et l'absence de formation sont aussi pointés du doigt.

Les employés qui pédalent sur les «Cyclotris» sont au bénéfice d«un emploi de solidarité subventionnés par le canton. Ce mécanisme, critiqué par le SIT, vise à améliorer le retour à l'emploi des chômeurs de longue durée.

Vincent Gall ne veut pas nier les responsabilités de la direction mais refuse le terme «climat de terreur». «Il y a un mauvais climat», reconnaît-il. Il précise que l'association a engagé 57 personnes en emploi de solidarité et que la plupart étaient à leur poste jeudi.

Négociation en vue

Tous les points seront abordés lors de la négociation dès vendredi matin, a ajouté M.Gall. En attendant, le syndicat maintient la grève jusqu«à lundi.

Le SIT a aussi interpellé les autorités carougeoises ainsi que l«office cantonal de l«emploi sur cette situation. Nicolas Walder, conseiller administratif, a dit tomber des nues face à la gravité des accusations. Il va demander des explications à Partage. Carouge verse 400'000 francs à Partage pour bénéficier de ses prestations.

(ats)