France voisine

06 décembre 2012 23:39; Act: 07.12.2012 06:28 Print

Du logement, pas d’école: polémique à Saint-Julien

par Jérôme Faas - L’immobilier serait trop cher pour les familles avec de jeunes enfants. La mairie estime faible le risque de surpopulation scolaire.

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L’école François Buloz, pleine, fait face à un quartier en devenir. (Photo: jef)

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La localité frontalière construit à toute vitesse: 600 logements sont prévus en 2013, 450 de plus à l’horizon 2014-2015. D’école primaire, en revanche, nulle trace. Antoine Vielliard, conseiller municipal Modem, s’alarme: à ce train-là, les classes risqueraient la congestion: «La mairie a déjà deux ans de retard!»

Adjoint au maire PS chargé des écoles, Gregory Perry critique l’élu d’opposition. «Ses propos ne servent qu’à faire peur! Le problème n’existe pas. Nous maîtrisons la situation.» Nerf de la guerre, le prix du logement à Saint-Julien, à deux pas de la frontière. «La montée des prix exclut les familles avec de petits enfants», regrette le maire Jean-Michel Thénard. Les appartements exigus sont occupés par de jeunes ménages sans enfants, les grands par des couples plus âgés, plus argentés, et avec une progéniture au col¬lège, expose-t-il: «Voici deux ou trois ans, 250 logements ont été construits au chemin de Certoux. Seuls cinq enfants ont rejoint l’école primaire.»

Cette fuite de la classe moyenne, Antoine Vielliard ne la nie pas: «C’est d’ailleurs très inquiétant pour la commune.» Il conteste en revanche l’attitude de la mairie: «Sa théorie a été infirmée par la dernière rentrée. Nous avions une classe de réserve, nous ne l’avons plus.» L’homme aimerait qu’au minimum, des demandes d’autorisation de construire soient déposées, au cas où. Le maire, pour sa part, annonce un agrandissement d’école en 2014 et un nouveau bâtiment «en 2015-2016».