Genève

10 mai 2012 07:00; Act: 29.09.2016 15:25 Print

Elle paie ses cours de conduite sans les obtenir

par Jérôme Faas - Edith a reçu un bon cadeau pour trois leçons à l'auto-école de la Servette. Depuis mars, ses demandes de cours se voient opposer silences ou refus.

Une faute?

Sans voiture et avec deux enfants, Edith ne s’en sort plus. A Noël, son mari lui offre un bon pour trois leçons de conduite à l’auto-école de la Servette. Un cadeau d’une valeur de 325 francs. Pourtant, mercredi matin, l’école n’avait encore proposé aucune leçon à Edith, et exclut tout remboursement. «Je ne roule pas sur l’or, cet argent, j’en ai besoin pour payer mon moniteur actuel», se lamente la jeune femme, lassée et passée à la concurrence.

Depuis début mars, elle a contacté par SMS quatre moniteurs de la Servette, ainsi que le lui a proposé la société. Vendeuse, Edith précise ne pouvoir se libérer avant 18h. Un élément a priori anodin, l’école assurant dispenser des leçons jusqu’à 23h. Résultat? Un refus et trois silences.

Le 7 avril, le directeur Gérard Maendly promet au mari de fournir des cours à son épouse. Depuis, rien, malgré deux appels et deux mails. «La moindre des choses serait de me rappeler, peste Edith. Les bons, l'école est parvenue à les encaisser.»

«Je lui donne une leçon ce jeudi!»

Le directeur dénonce pour sa part «la mauvaise foi» d’Edith, «qui dit n'importe quoi». Il lui reproche d’avoir contacté trop peu de moniteurs, s’offusque des demandes de remboursement et dit avoir été insulté, un fait contesté, copies de mails parfaitement polis à l'appui.

«Moi, je lui donne une leçon ce jeudi à 21h30, ou vendredi, ou samedi, ou même dimanche, et on n’en parle plus!, martèle Gérard Maendly. Ca devient exaspérant!» L’offre ne ravit pas Edith. «Je crains de passer un sale quart d’heure. Me rembourser serait l’idéal. Mais sans autre solution, je prendrai les cours.»