Genève

15 novembre 2018 19:37; Act: 15.11.2018 19:37 Print

Familles précaires mieux accueillies par grand froid

par David Ramseyer - La Ville disposera d'un nouvel espace nocturne pour parents et enfants, alors que le dispositif hivernal pour l'accueil des sans-abri est lancé.

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A défaut d'avoir un vrai toit pendant l'hiver, certaines personnes sans domicile fixe pourront au moins passer la nuit «dans un lieu moins lugubre qu'un abri de protection civile», souffle la conseillère administrative Esther Alder. Chargée de la solidarité, la magistrate a annoncé ce jeudi l'ouverture d'un nouveau centre d'accueil pour sans-abri, en plus de ceux généralement prévus durant la période de froid. Il sera exclusivement dévolu aux familles.

Associée à l'Armée du Salut, la Ville prévoit d'héberger parents et enfants dans un espace réservé, à l'avenue de la Roseraie, près de l'hôpital cantonal. «Les préparatifs sont à bout touchant; il devrait ouvrir le 27 décembre», précise la magistrate. Situés en surface plutôt qu'en sous-sol pour les autres centres du dispositif hivernal, les lieux offriront 19 places. Ils seront plus confortables et la promiscuité y sera moins pénible.

Par ailleurs, les sans domicile fixe mineurs et seuls seront cette année dirigés vers le centre d'accueil de l'Etoile, géré par l'Hospice général.

La logique du thermomètre

Pour le reste, les abris PC de Richemont (100 places pour des personnes malades et les femmes) et des Vollandes (100 places pour les hommes) sont opérationnels. Ce dernier ouvrira dès ce jeudi soir, et ce jusqu'en avril prochain. Une prolongation peut être envisagée si les conditions météo le demandent, a souligné la Ville. En cas de forte affluence - mais en général, la capacité d'accueil se révèle suffisante - d'autres abris pourraient servir, aux Pâquis et aux Franchises.

La Ville s'est aussi félicitée de son partenariat avec la Croix-Rouge genevoise. Grâce à cette dernière, l'accueil nocturne des sans-abri ne s'est pas arrêté lorsque les températures sont remontées. L’institution a pris le relais au printemps dernier, jusqu'au déclenchement ces jours de l'hébergement d'urgence hivernal. Pour Esther Alder, «on sort ainsi de la logique du thermomètre, pour offrir la dignité nécessaire aux plus démunis».