Genève

19 juin 2019 22:52; Act: 20.06.2019 00:15 Print

Fientes et cadavres de pigeons: elle vit un enfer

par Léonard Boissonnas - Une Onésienne se plaint du balcon souillé de son voisin décédé. La loi empêche la gérance d’agir.

storybild

Un pigeon mort est resté plusieurs jours sur le balcon. (Photo: DR)

Sur ce sujet
Une faute?

«Je n’accepte pas d’avoir des cadavres de pigeons à côté de chez moi!» Cette habitante d’une résidence de seniors, située à l'avenue du Bois-de-la-Chapelle, à Onex, est à bout. Depuis le décès il y a quelques semaines de son voisin, le balcon de ce dernier est squatté par des pigeons, qui y laissent leurs déjections.

L’aînée a même aperçu deux volatiles morts. Bien que ceux-ci aient disparu, salissures et odeurs restent. «Mon balcon est une pièce pour moi quand il fait beau, explique-t-elle. J’aime inviter des amis, mais là ce n’est pas possible.» Elle a prévenu la réception ou la régie, mais rien n’a été fait, déplore-t-elle.

La Fondation René et Kate Block, qui s’occupe des lieux, indique être liée par le droit, qui empêche d’accéder au logement d’un défunt tant que les héritiers n’ont pas réglé la succession. «Tant qu’ils n’ont pas donné leur retour et résilié le bail, on ne peut pas entrer dans un domicile, indique Sébastien Nicollet, président de la fondation. C’est d’autant plus compliqué avec plusieurs héritiers. Dans 99% des cas, ça se passe très bien, mais parfois ça peut poser problème.»

Héritiers contactés

Quant aux pigeons morts, il ne sait comment leur corps a disparu. Ni la régie ni le concierge ni la gérante ne les ont enlevés. «Peut-être ont-ils été mangés par des charognards ou un voisin est-il intervenu de son balcon», esquisse Sébastien Nicollet.

Toutefois, vu la gêne pour de nombreux locataires, les odeurs et une possible canicule, la fondation a contacté mercredi les héritiers, afin de pouvoir nettoyer le balcon vendredi, en leur présence ou celle de la police.