Genève

15 juillet 2014 19:50; Act: 15.07.2014 21:44 Print

Genève construit trop peu, Vaud et France trinquent

par Julien Culet - Un rapport révèle des disparités en terme de logements dans la région. Les élus souhaitent un ajustement.

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Le rythme des chantiers est plus lent dans la cité de Calvin. (Photo: Keystone)

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Nyon et la France voisine bâtissent à la place de Genève. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Observatoire statistique transfrontalier. La croissance du parc immobilier du bout du lac a été trois fois moins forte que celle de ses voisins entre 1999 et 2010. «C’est un constat d’échec pour le projet d’agglomération, qui visait à rééquilibrer la région», estime Antoine Vielliard, maire de Saint-Julien-en-Genevois (F).

Sa ville a connu une hausse de plus de 30% de sa population sur la période observée. Cela pose des problèmes d’infrastructures, qu’elles soient de transport, scolaires ou sportives. «Genève tire des bénéfices des frontaliers mais repousse sur nous les conséquences d’un tel développement en ne subventionnant pas les aménagements», regrette l’élu. Il avance la possibilité d’un recensement des charges publiques transfrontalières. «Elles pourraient ensuite être financées en parts équitables et non plus payées chacun de son côté.»

Un problème qui touche également le district de Nyon. «Nous sommes en discussion avec l’exécutif vaudois pour qu’il investisse davantage dans notre région, qui se développe bien plus que la moyenne cantonale», indique le syndic nyonnais Daniel Rosselat. Principal problème de sa commune: la pénurie de logements. «Les Genevois jeunes viennent vivre ici et les Nyonnais ne trouvent plus où se loger. Nous avons un taux de vacance extrêmement faible», explique l’élu.