Cointrin

19 mai 2016 18:26; Act: 19.05.2016 23:26 Print

Genève facilite les départs vers l'autre bout du monde

par Julien Culet - Le coup d'envoi du chantier du bâtiment destiné aux long-courriers a été donné jeudi. Les contrôles des passeports et l'embarquement seront plus rapides.

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La première pierre symbolique a été posée en grande pompe ce jeudi après-midi. (Photo: Keystone/Jean-christophe Bott)

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La première pierre de la nouvelle aile Est de l'aéroport de Cointrin a été posée jeudi après-midi. L'infrastructure doit mettre à niveau l'institution genevoise dans le domaine des gros-porteurs. «Les infrastructures sont devenues obsolètes, reconnaît Corine Moinat, présidente du Conseil d'administration de Genève-Aéroport. Le bâtiment sera aux standards de qualité du XXIe siècle.»

Entièrement vitré et écologique, il disposera de six passerelles d'embarquement pour des destinations lointaines. Doubles, elles permettront de pénétrer à l'avant et au milieu des appareils. Le bâtiment qui doit entrer en service fin 2020 n'est pas destiné à augmenter le nombre de lignes mais à améliorer le confort des passagers. L'ancienne aile, construite pour être provisoire dans les années 1970, ne disposait que de trois passerelles. Les trois autres gros porteurs devaient être rejoints en bus. L'installation a été détruite il y a deux semaines.

Contrôle de sécurité moins long

L'aile d'une longueur de 520m prendra place dans le prolongement des bâtiments existants. Elle disposera de salles d'embarquement agrandies «dignes de la Genève internationale», précise le porte-parole Bertrand Stämpfli. Autre point positif pour les voyageurs: le contrôle des passeports sera accéléré. La sûreté est en effet renforcée pour les destinations hors Schengen. L'ancienne infrastructure n'était plus adaptée. «Ce sera un atout extraordinaire au niveau sécuritaire», se félicite Pierre Maudet, Conseiller d'Etat responsable de la sécurité et de l'économie.

Le projet de nouvelle aile Est a été lancé en 2009. En incluant les travaux préparatoires, il doit coûter au total 620 millions de francs. «Cela a pris plus de temps que prévu mais nous avons peu de projets de cette envergure», explique le ministre. L'horizon 2030 et les 25 millions de passagers prévus sont dans le viseur de Pierre Maudet. «Ce chantier est une étape qui nous permet de rattraper notre retard, estime le magistrat. L'aéroport est l'épine dorsale de notre économie.»