Affaire Kadhafi

24 mars 2011 09:58; Act: 24.03.2011 10:27 Print

Genève refuse d'épiloguer sur le dossier Kadhafi

Alors que la coalition internationale intervient en Libye, le Grand Conseil genevois a refusé d'épiloguer sur l'affaire Kadhafi.

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Jeudi matin, le Grand Conseil genevois a rejeté deux objets traités en urgence sur l'attitude du canton sur le sujet.

Déposée en juin 2010, une motion de l'UDC demandait une information complète sur cette affaire. «Que Hannibal Kadhafi soit un criminel, personne n'en doute», a déclaré Eric Leyvraz (UDC), tout en condamnant son arrestation musclée en juillet 2008. Selon lui, la gestion de la crise par le Conseil d'Etat a été entâchée de graves lacunes, dont les otages ont été les victimes.

De son côté, le MCG réclamait, dans une résolution également déposée en juin, le retrait du Mémorial de la déclaration à la presse de Guy Mettan. Alors président du Grand Conseil, le démocrate- chrétien s'était adressé aux médias à la suite d'un débat à huis clos sur une motion du MCG qui demandait que le fils du leader libyen soit déclaré persona non grata en Suisse.

Le parlement «couvert de honte»

Pour le MCG, M. Mettan n'a pas consulté les membres du bureau du Grand Conseil. Mais surtout, ses propos évoquant les liens d'amitié entre la Suisse et la Libye, et le séjour de citoyens libyens à Genève ont «couvert de honte le parlement», a fait savoir Eric Stauffer. «Vous voulez accueillir ici des dictateurs, des petits Hitler en puissance qui tirent sur leur peuple», a-t-il ajouté.

«Il n'y a que de l'exploitation politique dans cette histoire. Vous n'allez pas réécrire l'histoire», a lancé le libéral Olivier Jornot. Même si Guy Mettan aurait mieux fait de se taire, il n'est pas justifié de déclarer nul et non avenu son communiqué de presse de juin 2010. Un avis partagé par 58 députés sur 79. Quant à la motion UDC, elle a été rejetée dans la même proportion.

(ats)