Environnement

06 février 2020 16:46; Act: 06.02.2020 17:10 Print

Genève va vivre son premier procès climatique

Un militant pro-climat du collectif Breakfree Suisse comparaîtra à Genève le 18 février pour dommages à la propriété sur un bâtiment de Credit Suisse.

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Des activistes du collectif Breakfree Suisse manifestent ce jeudi en soutien au jeune homme poursuivi pénalement pour son action de désobéissance civile dans une banque de Credit Suisse. (Photo: Keystone)

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Poursuivi pour dommages à la propriété sur un bâtiment de Credit Suisse (CS), un militant pro-climat du collectif Breakfree Suisse comparaîtra le 18 février devant le Tribunal de police de Genève. Il s'agit du second procès du genre en Suisse.

Le premier procès a eu lieu en janvier à Renens (VD). Les douze militants, qui avaient mimé une partie de tennis dans des locaux de CS à Lausanne en novembre 2018 pour dénoncer les investissements de la banque dans les énergies fossiles, ont été acquittés. Le Tribunal de police a reconnu un état de nécessité licite en raison d'une urgence climatique indéniable. Le Ministère public a fait recours.

Initialement agendé à novembre, le procès qui aura lieu à Genève concerne une action qui a eu lieu le 13 octobre 2018, dans le cadre de la première grande Marche pour le climat. Quelques jours plus tôt, le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) confirmait l'urgence de contenir le réchauffement planétaire à 1,5 degrés d'ici à la fin du siècle.

«Débat public»

Afin de montrer au pouvoir politique la nécessité d'agir, les manifestants ont mené trois actions, a rappelé jeudi devant les médias le prévenu de 23 ans. Ils ont notamment apposé leurs mains couvertes de peinture rouge lavable sur des pages du rapport du GIEC et sur les vitres du siège genevois de CS pour symboliser les victimes du réchauffement climatique.

Le jeune homme a été interpellé par la police alors qu'il rangeait du matériel dans son sac. Il a été condamné par ordonnance pénale à 20 jours-amendes à 30 francs avec sursis et à payer 2300 francs de dommages. Il a fait opposition pour qu'il y ait un débat public. «Ce n'est pas à moi d'être condamné. Mon futur est incertain à cause du changement climatique. Ce procès est illégitime», souligne-t-il.

Membre du collectif de défense dans le procès vaudois, son avocate Laïla Batou pense plaider la légitime défense. «La chronologie a son importance dans ce dossier. L'action genevoise a eu lieu avant celle de Lausanne, ce qui montre une gradation dans les moyens d'action face à l'absence de volonté politique de mettre en oeuvre les accords de Paris sur le climat», indique-t-elle.

Soutien aux activistes

Breakfree Suisse mène une campagne non violente depuis 2016 pour dénoncer les investissements dans les énergies fossiles. «CS a ignoré nos lettres et a préféré ne pas porter plainte pour ne pas faire de publicité. Elle cherche désormais à nous faire taire par des poursuites pénales individuelles», analyse l'accusé. Le collectif attend de la banque qu'elle accepte de débattre publiquement.

D'autres procédures sont en cours à l'encontre d'activistes pro-climat à Genève, à Zurich et à Lausanne. Ils ont reçu le soutien de nombreuses organisations syndicales, de partis de gauche et de personnalités, dont le prix Nobel Jacques Dubochet.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • pierre1992 le 06.02.2020 17:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Titre racoleur

    Ce n est pas un procès climatique mais un procès contre une personne qui a vandalisé un bâtiment!

  • Moi je le 06.02.2020 17:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    À suivre

    On verra ce qu'est la justice ! Il ne s'agit pas de juge le climat mais bien un acte hors la lois ...

  • lesense le 06.02.2020 17:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    pauvres juges

    pas de soucis, il encore s'en tirer et avec un boîte de chocolat en prime les juges n'on pas de c...... pour juger ce genre d'énergumène ils vont certainement lui trouver des circonstances anténuantes prétextant comme pour les militants du CS l'urgence climatique

Les derniers commentaires

  • RCG le 17.02.2020 12:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Expatriez-vous

    Mettez tous ça dans un avion et voyez les dans les pays sous développer et qui ont d'autres préoccupations telles que de ce nourrir. Nous les Suisses sommes largement en avance. SVP arrêter de manifester, aller bosser pour votre caisse de pension. Dans quelques années sera votre gros problèmes

  • calmez Vous le 10.02.2020 13:23 Report dénoncer ce commentaire

    la planète est maligne

    Pourquoi tant de polémique sur la soi-disante urgence climatique ? La terre, la nature sont bien plus intelligentes que tous. Elle saura éliminer par étapes le surplus de population par des virus soudaines et plus difficiles à dompter, qui vont éclater au niveau mondial et éliminer des innocents. Que ça vous plaise ou pas, la terre se venge, sait se défendre et n'a pas besoin de ces éco-terroristes de l'urgence climatique.

  • votez Mieux le 10.02.2020 12:52 Report dénoncer ce commentaire

    boycott les spécistes climatiques

    Et grâce à ces éco-terroristes, les vacances et les billets d'avions seront taxés. Résultat - la pollution va continuer, sauf que seul les plus fortunés auront accès aux voyages en avion car ils paieront la taxe. Il faut mettre la pression sur les constructeurs de moteurs, sur les compagnies de bateaux de croisières géants pour qu'ils modifient leurs moteurs et leur combustion. Mais tellement plus facile de terroriser les quidam dans la rue.

  • boycott Les Verts le 10.02.2020 12:48 Report dénoncer ce commentaire

    trouvez les vrais coupables

    On vandalise une banque ? Le climat est juste prétexte pour se défouler. Les gros pollueurs sont des armateurs de bateaux divers, les industries. Pas les banques et encore moins les électeurs qu'on chercher à dépouiller de leur argent durement gagné, avec des taxes climatiques diverses.

  • electeurs GENEVE le 10.02.2020 12:46 Report dénoncer ce commentaire

    prison ferme

    Jetez moi en prison tous ces anti spécistes, urgentistes climatiques auto-proclamés qui vandalisent et terrorisent la société. Préserver la nature est une chose, dégrader des bâtiments et vandaliser en est une autre. Sans parler que tous ces mouvements encouragent des taxes supplémentaires qui vont pénaliser le quidam, tout en laissant les vrais pollueurs (industriels, compagnies de croisières etc) continuer de polluer tranquillement.